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Un tribunal ontarien ordonne la réintégration d’une infirmière congédiée

Les symboles de la justice : le marteau et la balance

Le tribunal a donné raison à l’infirmière congédiée par son employeur, l’hôpital de North Bay.

Photo : iStock / Cristian Baitg

Radio-Canada

Un arbitre ontarien a ordonné la réintégration de Sue McIntyre, cette infirmière qui a été injustement congédiée par son employeur, le Centre régional de santé de North Bay. La décision survient deux ans après la mesure disciplinaire.

En février 2016, Sue McIntyre a été remercié de ses services, après avoir été cité par son syndicat dans un communiqué de presse, qui dénonçait la violence dans les hôpitaux au cours d’un congrès à Kingston.

Le Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario cite dans son communiqué de mercredi que l’arbitre Bram Herlich a jugé que Sue McIntyre n’a jamais eu l’intention d’entreprendre une campagne médiatique pour souiller la réputation de l’établissement.

Centre régional de santé de North Bay

Centre régional de santé de North Bay

Photo : Radio-Canada / Éric Boutilier

Il a ordonné sa réintégration immédiatement.

Dans sa décision l’arbitre Herlich indique « que c’est largement connu que la violence est présente dans les hôpitaux, et que les commentaires cités de Mme McIntyre dans le communiqué de presse du syndicat à ce moment ne faisaient qu’exprimer l’inquiétude soulevée dans des documents de l’Association des hôpitaux de l’Ontario et dans le New England Journal of Medicine. »

Retour au travail incertain

Le Centre régional de santé de North Bay n’a pas voulu accorder d’entrevue à Radio-Canada mais a signifié dans un communiqué que l'institution analysait avec « attention » la décision de l’arbitre. Ses équipes juridiques et des ressources humaines détermineront les « possibilités et les prochaines étapes ».

Une réponse que le syndicat trouve « décevante ».

« Nous espérions que [l’hôpital] dise qu’il accepte la décision et qu’il arrangerait le retour au travail de cette personne », se désole le président du syndicat, Michael Hurley.

Le centre de santé a toujours le choix de porter en appel la décision de l’arbitre et, selon le syndicat, Sue McIntyre n’a pas encore repris ses fonctions.

La député néo-démocrate de Nickel Belt et porte-parole en matière de santé, France Gélinas, a quant à elle applaudi la décision du juge.

« Cela envoie un message à toutes les autres infirmières qui ont peur de s’exprimer par crainte de perdre leur emploi qu’elles peuvent parler, dénoncer, demander de l’aide », a-t-elle dit en entrevue avec CBC.

La principale intéressée, Sue McIntyre, a fait savoir par l’intermédiaire de son syndicat qu’elle ne souhaitait pas faire de déclaration aux médias.

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