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Un représentant de l'ONU choqué par le manque de confiance entre Autochtones et autorités provinciales

Michel Sidibé pose souriant dans un couloir.

Michel Sidibé, le directeur général de d'ONUSIDA, était en visite à Saskatoon pour une conférence sur le sida en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Alicia Bridges

Radio-Canada

Le directeur général d'ONUSIDA, Michel Sidibé, s'est dit frappé, lors d'une visite à Saskatoon, par le manque de confiance qui règne entre les Autochtones et les autorités de la province.

Michel Sidibé s’est rendu à Saskatoon lundi et mardi pour assister à une conférence sur le sida en Saskatchewan, où le taux d’infection est le plus élevé du pays. Quelque 2090 cas ont été signalés entre 1985 et 2016.

« La plus grande surprise a été pour moi le manque de confiance qu'il y a entre les Premières Nations et peut-être l’administration, peut-être les prestataires de services », a-t-il déclaré.

Au cours de son séjour, le directeur général d’ONUSIDA a visité les services en santé et famille du Conseil tribal de Saskatoon, un centre d’échange de seringues où il a rencontré plusieurs jeunes.

J’ai été choqué. Ils m’ont dit : “Je n’ai pas besoin d’aller à l’école parce que je n’aurai pas de travail de toute manière.

Michel Sidibé, directeur général d'ONUSIDA

Le représentant de l’ONU a expliqué que, lorsqu’il a interrogé ces jeunes au sujet de leurs parents, certains ont répondu que « leur mère était morte à cause de la drogue, de l’alcool, du VIH ».

Informer les gouvernements

Michel Sidibé a prévu d’écrire aux gouvernements fédéral et provincial. Il suggère aux communautés d’avoir une « franche discussion » quant à la manière d'aborder la question du sida.

« Le plus important pour moi est de construire un pont entre eux [les Autochtones] et les communautés, et de m’assurer que les services sont accessibles », dit-il.

Selon lui, la province a besoin de mettre en place un processus pour instaurer la confiance et aider ceux qui se sentent marginalisés à se rétablir.

Michel Sidibé a pu discuter avec la ministre des Services aux Autochtones, Jane Philpott. Il a expliqué qu’un programme d’urgence serait nécessaire.

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