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Exclusif

L'eau potable de l'Amundsen contaminée au plomb

Le brise-glace NGCC Des Groseilliers, de la Garde côtière du Canada.

Un marin de la Garde côtière du Canada.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les marins à bord du navire de recherche Amundsen ont consommé de l'eau potable contaminée par du plomb au cours des dernières semaines. Le syndicat demande maintenant à la Garde côtière canadienne (GCC) d'agir pour éviter de nouveaux épisodes de contamination.

Un texte de Maxime Corneau

Le 27 janvier dernier, une note interne envoyée à l’équipage de l’Amundsen leur annonçait que l’eau qu’il buvait dépassait trois fois la norme pour la concentration de plomb. Des tests effectués au mois de janvier ont démontré que le taux de plomb atteignait un seuil de 32 microgrammes par litre, alors que la norme est de 10  microgrammes par litre.

La Garde côtière dit avoir fermé le réservoir problématique, celui de tribord, dès la réception des résultats. Malgré cette action, le président de la section locale de l’Union canadienne des employés de transport, François Paradis, estime que deux équipages de 40 hommes ont bu cette eau pendant au moins 3 semaines.

À la demande du syndicat, plusieurs de ces marins vont se soumettre à des tests de dépistage. « Certains vont aller rencontrer des médecins pour faire des tests médicaux afin de savoir s’ils ont été contaminés », précise M. Paradis.

Un système rénové à l’automne

En 2017, une enquête de Radio-Canada révélait de multiples cas de contamination de l’eau potable sur des navires de la Garde côtière. Les marins de l’Amundsen avaient d’ailleurs signé conjointement une plainte sur la qualité de l’eau potable à bord du navire.

À la suite de cette enquête, la GCC a complètement rénové les réservoirs d’eau potable de l'Amundsen avant de les remettre en service. Bien que la source du plomb soit toujours inconnue, le syndicat blâme l’employeur pour ne pas avoir fait preuve de plus de précaution.

« Ce qu’on déplore, c’est que l’employeur, avant de mettre le réservoir en fonction, il aurait dû attendre d’avoir les résultats d’analyse pour s’assurer que l’eau respecte la norme », peste François Paradis.

Une source toujours inconnue

La Garde côtière canadienne a refusé la demande d’entrevue de Radio-Canada. Elle affirme « être au courant de la situation et prendre les mesures qui s’imposent ».

Bien que la source de la contamination au plomb demeure inconnue, « des spécialistes dans les domaines de la santé et de la toxicologie ont été contactés et la collecte d’informations techniques se poursuit », précise la Garde côtière.

L'eau potable consommée par les marins de l'Amundsen actuellement provient du réservoir de bâbord qui ne présentait pas de taux hors-norme de plomb.

Le plomb passe dans le sang, les organes vitaux et les muscles. Il peut rester de 20 à 30 ans dans les os et les dents. Femme enceinte :
risque de fausse couche ou accouchement d'un enfant mort-né. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Intoxication au plomb : effets sur l'organisme humain

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon / Icônes : Freepik de www.flaticon.com

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