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Petite enfance et immigration parmi les priorités du commissaire aux langues officielles

Un homme
Raymond Théberge lors de son audition devant le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes. Photo: CPAC

Le nouveau commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, place la petite enfance, l'immigration et la modernisation de la Loi sur les langues officielles parmi ses chantiers prioritaires. Ce Franco-Manitobain, qui a une longue expérience dans le milieu des langues officielles en milieu minoritaire, est entré en poste le 28 janvier dernier.

« La petite enfance et l'immigration sont des vecteurs importants, car elles ont un impact sur la démographie de nos communautés et nos communautés doivent évoluer dans un milieu changeant. Et la modernisation de la Loi [sur les langues officielles] va nous permettre de mieux satisfaire les besoins de notre communauté », soutient Raymond Théberge.

Cette dernière a subi une première révision en 1988 et fait l'objet d'un nouveau chantier de révision. Raymond Théberge parle notamment de la partie de la loi consacrée à l'épanouissement des communautés minoritaires.

« Il est question de mesures positives; or, nous aimerions définir ce qu'est une mesure positive », indique le nouveau commissaire aux Langues officielles. Il espère que la nouvelle loi sera « beaucoup plus au diapason de la société canadienne ».

Doute quant aux amendes imposées à Air Canada

Par ailleurs, en entrevue avec La Presse canadienne, mardi, le commissaire aux langues officielles s'est exprimé sur la recommandation formulée en novembre dernier par un comité parlementaire d'infliger des amendes à Air Canada en cas d'infraction à la Loi sur les langues officielles.

Le comité permanent des langues officielles a demandé au gouvernement en novembre dernier de donner au commissaire aux langues officielles le pouvoir d'imposer des amendes à tous les organismes soumis à la Loi sur les langues officielles.

Ce dernier a toutefois émis des réserves quant à cette recommandation tout en reconnaissant qu'il n'avait « pas la solution ».

Selon M. Théberge, frapper Air Canada de pénalités financières en cas d'infraction « ne changera pas » le cost of doing business (« le coût normal à assumer pour faire des affaires ») de la compagnie, et il est donc nécessaire de « vraiment étudier plus ce que ça veut dire, donner des amendes ».

Il a ajouté que, « à l'exception de quelques récidivistes comme Air Canada, la grande majorité des institutions fédérales respectent la loi » et suit les recommandations du Commissariat aux langues officielles (CLO).

Avec les informations de La Presse canadienne

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