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L'auteur de l'attentat de Stockholm plaide coupable à l'ouverture de son procès

 Les policiers sur le pied d'alerte suite à l'attentat

La police suédoise a confirmé que le responsable présumé de l'attaque au camion perpétrée dans le centre de Stockholm, vendredi, est un homme de 39 ans originaire de l'Ouzbékistan.

Photo : AFP/Getty Images / JONATHAN NACKSTRAND

Radio-Canada avec AFP
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'auteur de l'attentat au camion-bélier qui a fait cinq morts en avril 2017 à Stockholm a plaidé coupable d'acte terroriste mardi à l'ouverture de son procès.

Rakhmat Akilov, un demandeur d'asile ouzbek, avait prêté allégeance au groupe armé État islamique (EI) avant de passer à l'acte, mais l’organisation djihadiste n’a jamais revendiqué son geste.

Dès l'ouverture des débats mardi matin, son défenseur, l’avocat Johan Eriksson, a fait savoir que son client reconnaissait les faits et acceptait d'être condamné à la prison à vie pour acte terroriste et tentative d’acte terroriste, comme le demande le ministère public.

Rakhmat Akilov « a volé le camion et l'a conduit » sur près de 500 mètres, à une moyenne de 60 km/h, a déclaré l'avocat.

« Il a tué cinq personnes et en a blessé physiquement dix autres » dans le but « de contraindre la Suède à suspendre sa participation à la coalition contre l'État islamique », a-t-il ajouté.

Avait-il des complices?

L’enjeu principal de ce procès inédit dans le pays scandinave est maintenant de déterminer s’il avait des complices.

Le ministère public a présenté la liste de ses conversations via les services WhatsApp, Telegram, Facebook et Zello retrouvées sur ses téléphones portables.

Sur 209 échanges remontant au moins au mois de janvier 2017, 16 sont directement « intéressants », selon le ministère public.

Le tribunal a aussi diffusé des vidéos amateurs filmées juste après l’attaque montrant les passants paniqués, et un corps tiré au sol après que le camion eut terminé sa course dans la vitrine d’un grand magasin.

L’accusé a ensuite fait détoner une charge explosive composée de cinq bouteilles de gaz et de clous dans l’habitacle du véhicule. Il croyait que la déflagration lui aurait fait perdre la vie, mais le dispositif n’a provoqué que des dégâts matériels.

Il s’était ensuite engouffré dans une station de métro pour être arrêté quelques heures plus tard au nord de Stockholm.

Il devait être expulsé

Arrivé au début de la vague des grandes migrations en 2014, Rakhmat Akilov s'est vu refuser un permis de séjour en juin 2016. Il est ensuite entré en clandestinité pour éviter son expulsion.

Rakhmat Akilov a déjà été accusé par la police ouzbèke d'avoir tenté de rejoindre le groupe armé État islamique en Syrie via la Turquie en 2015. Aucune preuve n'est venue pour l’instant confirmer ces allégations.

L'accusé doit s'exprimer à partir du 20 février. Pas moins de 35 journées d'audience ont été réservées, avec un verdict attendu en juin.

Les rescapés et les familles des victimes suivent l'audience sur des écrans dans une salle adjacente.

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