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L'enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées s'amène à Moncton

Michèle Audette devant une oeuvre de broderie à Yellowknife.

La commissaire de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées Michèle Audette affirme que les communautés et les gouvernements ont la responsabilité d'appuyer les familles des victimes.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada

Une trentaine de survivantes et de familles de victimes de violence envers les femmes autochtones partageront leurs histoires à Moncton, au Nouveau-Brunswick, mardi et mercredi.

Leurs témoignages seront entendus dans le cadre des audiences communautaires de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Il s'agit du premier et seul arrêt de cette enquête au Nouveau-Brunswick.

Ce qu'on voit dans les inscriptions, ce sont des histoires de meurtre, de disparition, de discrimination, de comment les médias ont rapporté des nouvelles et comment le système judiciaire a répondu aux victimes et aux familles.

Michèle Audette, commissaire de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Lutter pour un système judiciaire « plus sévère »

Hilary Bonnell, une jeune fille de la réserve d’Esgenoôpetitj, a été violée et assassinée par son cousin à l’âge de 16 ans, en 2009. Sa mère, Pamela Fillier, témoigne mardi en espérant des changements au système de justice. « Nous avons besoin de lois plus sévères. » Selon elle, c’est ce qui permettrait d’éviter la même douleur à d’autres familles.

Ça ne se termine pas lorsque vous enterrez votre enfant. C’est juste le début d’une nouvelle sorte de douleur.

Pamela Fillier, mère de Hilary Bonnell
La femme devant le micro. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pamela Fillier témoigne mardi devant la commissaire de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Fahmy

Démentir les mythes

La commissaire se donne notamment comme mandat de défaire le mythe selon lequel les femmes autochtones du Nouveau-Brunswick subissent moins de violence qu'ailleurs au Canada. Selon Michèle Audet, le fait qu'il n'y a que cinq cas de meurtre de femmes autochtones répertoriés entre 1980 et 2012 dans la province ne signifie pas que les femmes malécites et micmaques ne vivent pas différentes formes de violence.

C’est un travail tellement complexe et on a peu de temps pour faire quelque chose d'aussi historique et unique. Lorsqu'on écoute ces familles pour bâtir la preuve, il ne faut pas se tromper, il faut bien le faire.

Michèle Audette, commissaire à l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Michèle Audette et ses collègues ont pour mandat plus général d’examiner les causes systémiques de toutes les formes de violence perpétrée contre les femmes, les filles et les personnes LGBTQ autochtones au Canada, en étudiant les tendances et les facteurs sous-jacents.

Leur mandat prévoit également l’examen des pratiques et des politiques institutionnelles mises en œuvre pour répondre aux violences vécues par les femmes et les filles autochtones. Cela comprend l’examen des pratiques d’enquête et des réponses des corps policiers.

Le public est invité à assister aux audiences communautaires, qui ont lieu à l'hôtel Four Points entre 10 h et 17 h, ou à les visionner en direct sur Internet.

Avec les renseignements de Gabrielle Fahmy.

Nouveau-Brunswick

Nations métisses et autochtones