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La persévérance scolaire, « une responsabilité collective »

Un garçon a de la difficulté au tableau.
L’implication des parents dans le cheminement scolaire des jeunes ainsi que les encouragements que ces derniers ont reçus de leurs proches, d’amis ou d’enseignants font une grande différence, selon une étude conduite par la maison Léger. Photo: Getty Images / Imgorthand
Radio-Canada

Au lancement des Journées de la persévérance scolaire, un nouveau sondage révèle que beaucoup de jeunes songent à décrocher dès le début du secondaire. Un élément qui démontre la pertinence de cette initiative, qui existe depuis maintenant huit ans.

Le sondage, réalisé par la maison Léger auprès de plus de 1000 Québécois de 18 à 34 ans pour le compte du Réseau des instances régionales de concertation, souligne que 65 % des répondants qui ont songé à décrocher ou qui ont décroché avaient de 13 à 16 ans. De plus, la majorité d'entre eux (67 %) disaient aimer l'école au primaire.

Des jeunes de l'organisme La Piaule de Drummondville ont témoigné de leur expérience dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire afin d'encourager les élèves susceptibles de décrocher à se tourner vers une institution ou une personne en qui ils ont confiance.

« Si l'endroit ne te fait pas, cherche à changer d'endroit ou raccroche-toi à un prof que tu aimes et demande-lui de t'aider », souligne Nathaniel Skrell, qui s'est « raccroché » grâce à La Rue'L, un programme de formation adaptée offert par La Piaule.

Portrait du décrocheur, selon le sondage Léger

  • Sur les 1009 personnes de 18 à 34 ans interrogées dans cette étude, 141 n'avaient pas obtenu un diplôme d'études secondaires ou professionnelles;
  • 59 % des décrocheurs étaient des garçons;
  • 86 % étaient de langue maternelle française contre 12 % de langue anglaise et 3 % d'une autre langue;
  • 46 % étaient soit au foyer ou sans emploi, 32 % avaient un travail et 11 % se disaient étudiants;
  • 71 % ont grandi dans une famille dont le revenu se situait sous la barre des 40 000 $ par année.

« La Rue'L s'adresse à des jeunes qui ont besoin de soutien et qui ne cadrent pas dans le système scolaire actuel. On leur offre un accompagnement plus personnalisé », résume la coordonnatrice Céline Théorêt.

Ç'a été comme une catapulte pour moi. Ça m'a permis de rouvrir les yeux sur mes rêves, sur mes objectifs.

Shane Morin, un raccrocheur

Plus de 82 % des jeunes vulnérables au décrochage sondés par Léger estiment que la persévérance scolaire relève d'une responsabilité collective.

Un élément que l'École Plein Soleil, à Sherbrooke, a bien compris, puisqu'elle organisera plusieurs activités cette semaine pour encourager ses élèves à poursuivre leurs efforts. Une haie d'honneur a notamment été formée pour les jeunes lundi matin par les parents et le personnel de l'établissement.

« En fait, on se réunit pour donner de l'amour, du courage, de l'audace et de l'enthousiasme à nos élèves, affirme l'enseignante Mélanie Cournoyer. Tout ça, ça fait partie des facteurs qui encouragent les enfants à persévérer à l'école, donc c'est pour ça qu'on est là ce matin. »

« On est fiers de nos enfants, on les supporte beaucoup, et c'est en les aidant comme ça, en les encourageant, qu'ils vont avoir plus le goût de poursuivre, peut-être faire une carrière universitaire et avoir un bon travail », mentionne quant à lui le père d'un élève.

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