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Des Acadiens et des Autochtones apprennent le micmac ensemble

Edgar Francis parle à ses élèves en classe
Les cours de langue micmaque à Richibucto sont donnés par le professeur Edgar Francis une fois par semaine pendant 10 semaines. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le micmac est menacé de disparition au pays, comme d'autres langues autochtones, mais des Acadiens et des Micmacs l'apprennent ensemble à Richibucto, au Nouveau-Brunswick.

Le centre multifonctionnel l'Ancre offre ces cours aux Acadiens et aux Autochtones de la région. L’Acadien Samuel Gallant s’est inscrit pour des raisons d’inclusion.

« J’ai choisi de suivre ces cours-là parce que je trouve qu’on vit tellement proche des Micmacs, il y a des réserves pas loin, c’est juste d’avoir l’inclusion entre les gens. Je trouve que c’est important. Les Acadiens et les Amérindiens ont travaillé vraiment proche ensemble dès le début. Pourquoi ne pas l’apprendre? C’est leur langage. Ils ont appris d’autres langages, je peux mettre l'effort pour apprendre moi aussi », explique M. Gallant.

De nos jours, seulement la moitié des Micmacs s'expriment encore dans leur langue ancestrale.

La jeune Madison Milliea, dont le père est un Autochtone et la mère est une Acadienne, tient à conserver le micmac.

« Il faudrait plus qu’on le parle parce qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui le parle, et on ne veut pas perdre notre langage », dit-elle.

Elle veut pouvoir converser avec son père dans sa langue. « Il nous dit toutes sortes de choses. Mon frère juste dit des choses pour essayer de lui répondre, et là mon père dit oui ou non si c’est ça ou pas », souligne Madison Milliea.

Suzanne Léger, qui se passionne pour les cultures autochtones, espère que la langue micmaque sera enseignée à plus grande échelle.

Suzanne Léger en entrevue en classe devant le tableauSi les langues autochtones pouvaient être enseignées dans toutes les écoles de ces communautés, ce serait l'idéal, selon Suzanne Léger. Photo : Radio-Canada

« Ça dépend des ressources, ça dépend de l’ouverture aussi. Il y a des écoles dans les communautés. Je pense d’abord et avant tout que ce serait idéal que les communautés des Premières Nations, les communautés micmaques, soient capables d’apprendre le micmac et que ce soit accessible. C’est vraiment un privilège, un surprivilège si on veut, de pouvoir l’apprendre en tant que personne qui est non micmaque », affirme Suzanne Léger.

Dans l'est du pays, le micmac est enseigné au niveau primaire dans les communautés du Restigouche au Nouveau-Brunswick et de Maria au Québec.

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