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Recours à des prostituées en Haïti : Londres revoit ses liens avec Oxfam

Des enfants haïtiens de Cité Soleil près de Port-au-Prince attendent la distribution d’eau potable.

Des enfants haïtiens de Cité Soleil près de Port-au-Prince attendent la distribution d’eau potable.

Photo : Reuters / Keith Bedford

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement britannique a annoncé qu'il examinait sa relation avec Oxfam à la suite du scandale sexuel impliquant des employés de l'organisme caritatif dépêchés à Haïti dans la foulée du tremblement de terre de 2010.

Le ministère britannique du Dévelopement international a vivement critiqué l'organisme pour son manque de transparence, s'interrogeant sur les détails que Oxfam avait omis en rapportant les allégations pour la première fois.

L'agence gouvernementale, qui a versé 31,7 millions de livres (environ 55 millions de dollars canadiens) à Oxfam l'an dernier, a demandé aux dirigeants de l'organisme de venir la rencontrer afin de lui fournir des explications.

The Times of London avait révélé vendredi que les allégations d'inconduite contre sept anciens employés d'Oxfam à Haïti comprenaient le recours à des prostituées, dont certaines possiblement mineures, et le téléchargement de pornographie. Le journal avait précisé que l'enquête de l'organisme avait été minée par sa détermination à garder cette affaire secrète.

Oxfam a indiqué avoir ouvert une enquête sur ces allégations en 2011. Il a confirmé avoir congédié quatre personnes et permis à trois autres de démissionner après avoir découvert plusieurs infractions, incluant inconduites sexuelles, intimidation et défaut de protection du personnel.

L'organisme a ajouté avoir partagé les résultats de cette investigation avec les autorités britanniques et ses principaux donateurs, dont le ministère du Développement international.

Samedi, la commission des oeuvres de bienfaisance du Royaume-Uni a réclamé davantage d'informations de la part d'Oxfam, soulignant que l'organisme n'avait pas mentionné de potentiels crimes sexuels impliquant des mineurs lorsqu'il avait rapporté les allégations en 2011.

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