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La formation de préposés aux soins au N.-B. attire peu de gens malgré une forte demande

Manque de préposées aux soins au N.-B. : les classes sont vides
Radio-Canada

Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, à Dieppe, ne réussit pas à remplir sa classe de préposés aux soins. Pourtant, les futurs diplômés sont assurés d'un emploi puisque les foyers pour personnes âgées manquent cruellement de personnel.

La classe compte à peine quatre étudiantes alors qu’elle pourrait en accueillir cinq fois plus. L’étudiante Dorsaf Ghanem a du mal à comprendre pourquoi il y a autant de places vides autour d'elle.

« Quand je suis arrivée, j'ai trouvé que la classe, il n’y avait que quatre élèves. J'étais comme choqué. C'est un programme qui est court, on peut accéder au travail rapidement et tout ça », explique-t-elle.

Un homme âgé marche dans un couloir d'un foyer de soinsLes foyers de soins au Nouveau-Brunswick manquent de personnel. Photo : Radio-Canada

La chef du département des sciences de la santé, Julie Cyr, ne comprend pas non plus pourquoi les étudiants boudent ce programme, d'autant plus que le taux de placement des diplômés est de 100 %.

« Ici, on est en train de justement essayer de trouver des solutions. Comment faire pour aller chercher des gens? Comment faire pour mieux parler de la profession? Comment rejoindre les gens qui ont ce don-là ou qui ont cette facilité-là d'être en don de soi? », explique Julie Cyr.

Le Réseau de vie confort est le plus grand fournisseur de soins de longue durée au Nouveau-Brunswick. Depuis un an, il a seulement réussi à remplir 30 des 60 lits vacants, à cause justement du manque de personnel.

« Pour pouvoir avoir quelqu'un, souvent, il faut que tu sortes un peu en dehors du contexte qui est le contexte standard pour tout le monde », indique Ronald LeBlanc, directeur général du Réseau de vie confort.

Faire appel à de jeunes retraités?

« Je pense que pour un jeune de 17 ans, ce n'est pas à ça qu'on pense quand on sort du secondaire, là, aller donner des soins à des personnes âgées », explique Julie Cyr.

Voilà que de jeunes retraités pourraient aider à répondre au besoin de personnel dans les foyers de soins.

« On entend qu'ils reviennent tous au travail, aussi les baby-boomers. Ils partent, mais ils reviennent. Donc, ça pourrait être justement de bons candidats pour venir faire ce genre de formation de soins à la personne », estime Julie Cyr.

Dorsaf Ghanem en entrevue dans une salle de classe« Avant d'arriver au Canada, j'étais aux soins de ma mère qui était malade et alitée. Et j'ai ressenti en moi la capacité de pouvoir m'occuper des personnes âgées », affirme l’étudiante Dorsaf Ghanem. Photo : Radio-Canada

Âgée de 47 ans, Dorsaf Ghanem est justement l’une de ces étudiantes. « Les foyers sont là. En plus, ils vont faire d'autres foyers. Donc, on a besoin de préposées. Venez vite. Il y a de la place pour tout le monde », dit-elle.

Quand elles obtiendront leur diplôme, les étudiantes actuelles ne manqueront probablement jamais de travail en ce domaine.

D’après un reportage de Michel Nogue

Nouveau-Brunswick

Société