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Pour Andrew Scheer, la liberté sera au cœur de la bataille électorale de 2019

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, a prononcé un discours lors de la Manning Networking Conference, le 9 février 2018, à Ottawa.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, a prononcé un discours lors de la Manning Networking Conference, le 9 février 2018, à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, a tracé vendredi les premières lignes de ce qui sera, selon lui, au cœur de la bataille électorale du prochain scrutin fédéral d'octobre 2019.

En marge de la Manning Networking Conference, M. Scheer a estimé, lors de son premier discours d'envergure depuis son élection à la tête du parti, en mai dernier, que le choix électoral ne reposera pas sur le clivage entre la droite et la gauche.

« C'est maintenant une question d'être libre ou non », a déclaré le politicien, en cherchant à définir son parti – et lui-même – comme un choix viable pour les électeurs qui seront appelés aux urnes dans 20 mois.

« Le choix consiste à déterminer si le Canada continuera d'être un pays libre et ouvert, ou si les Canadiens vivront leur vie en craignant de dire ce qu'ils pensent, en regardant constamment par-dessus leur épaule avant de suggérer que, peut-être, le gouvernement n'est pas la solution à tous les problèmes. »

Selon lui, les années 1990 ont appris à la population les dangers des déficits budgétaires, mais le premier ministre Justin Trudeau veut néanmoins en accumuler.

M. Scheer a également condamné les tentatives de rapprochement avec l'Iran, affirmant que l'apaisement des dictateurs était une méthode dont les conséquences étaient bien connues.

Mais les conservateurs doivent aussi donner une raison aux Canadiens de voter pour eux, pas uniquement contre les libéraux, a reconnu leur chef.

Ainsi, si les conservateurs forment le prochain gouvernement, ils négocieront un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni, une promesse déjà énoncée par M. Scheer durant la course à la chefferie. Un tel accord est déjà souhaité par les libéraux.

Quant aux autres politiques conservatrices, leur nature a suscité bien des débats au cours de la première journée de la conférence, qui était autrefois le centre névralgique d'où émergeaient les orientations politiques de la droite canadienne.

Mais si les conservateurs remplissaient autrefois l'entièreté du hall principal d'un centre des congrès d'Ottawa, il a fallu attendre le discours de fin de journée de M. Scheer pour que la salle ne soit remplie qu'à moitié.

Féminisme oblige

Même Caroline Mulroney, fille de l'ancien premier ministre Brian Mulroney et étoile montante au sein du parti, n'a suscité que des applaudissements polis lorsqu'elle est montée sur scène, vendredi matin, pour une entrevue à propos de sa candidature à la chefferie du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario.

Cette campagne à la chefferie a été lancée dans la foulée d'un scandale sexuel ayant ébranlé l'establishment conservateur, entre autres avec la démission du chef Patrick Brown à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle, et le départ du président du parti Rick Dykstra.

Vendredi, plusieurs conservatrices ont affirmé que le soi-disant mouvement « Moi aussi » devait être intégré dans les démarches du parti pour élargir son attrait envers les femmes.

Celles-ci sont ainsi partie intégrante de la stratégie électorale des conservateurs, sous la forme des « cols roses » – des gens qui occupent des emplois traditionnellement féminins, mentionne Hamish Marshall, président de la campagne du parti en vue des élections de 2019.

Avec les informations de La Presse canadienne

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