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Corps et âme, une belle découverte venue de Hongrie

Une femme regarde un homme dans une scène du film Corps et âme
Une scène du film Corps et âme Photo: Inforg-M&M Film Kft.
Radio-Canada

Candidat à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, le film hongrois Corps et âme n'est pas sorti dans les salles québécoises, mais peut être vu sur Netflix. C'est sur cette plateforme que la critique de cinéma Helen Faradji a découvert cette « magnifique surprise », ainsi qu'elle l'a expliqué vendredi dans l'émission Médium large.

Le film de la réalisatrice Ildiko Enyedi se déroule dans un abattoir. L’arrivée de Maria, spécialiste du contrôle de la qualité, marque les employés qui se moquent rapidement du côté asocial de la jeune femme. Seul Endre, le directeur financier, handicapé, comprend sa marginalité.

Les deux personnages se rapprochent peu à peu alors qu’ils se retrouvent bientôt tous les soirs dans le même rêve, lui en cerf, elle en biche. « Ils développent une relation – entre animaux – extrêmement douce et belle », raconte Helen Faradji.

Maria et Endre essayent alors de reproduire cette connexion onirique dans la vraie vie, avec difficulté, notamment en raison des névroses de la jeune femme.

C’est un mélange de comédie romantique et de film d’auteur hyper-exigeant, un mélange d’humour noir et de tendresse […] avec des personnages étranges et décalés.

La critique Helen Faradji à propos du film « Corps et âme »

Célébré à Berlin

Corps et âme a fait parler de lui l’an dernier en décrochant l’Ours d’or au Festival international du film de Berlin. De quoi réjouir Ildiko Enyedi, qui est passée par toutes les émotions avant de pouvoir tourner ce long métrage.

« J’ai préparé ce film il y a 10 ans, mais le financement du cinéma hongrois s’est effondré au moment même où nous voulions enclencher la machine », avait-elle raconté dans une entrevue à un journal hongrois après son triomphe berlinois.

C’est seulement après avoir travaillé pour HBO et après avoir écrit un court métrage et plusieurs scénarios, tout en se battant contre une dépression, qu’Ildiko Enyedi a pu tourner ce film naturaliste nommé aux Oscars aux côtés de films comme The Square et Une femme fantastique.

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