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Après le début d'une « correction », les indices boursiers se sont stabilisés avec peine

Des employés sur le plancher de la Bourse de New York.
Les marchés étaient hésitants, vendredi, après une journée de forte baisse et le début d'une correction boursière. Photo: Reuters / Brendan McDermid

Les différents indices boursiers ont peiné à se stabiliser, vendredi, alors que les investisseurs ont d'abord fait grimper, puis diminuer, et enfin remonter la valeur des cours dans la transposition d'un certain malaise économique, une journée après que les marchés eurent entamé leur première correction en deux ans.

Ces hausses et ces baisses font suite à une dégringolade de plus de 10 % par rapport à la valeur record atteinte par les principaux indices boursiers américains il y a deux semaines à peine.

En début d'après-midi, les marchés étaient en voie de vivre leur pire recul hebdomadaire depuis octobre 2008, au plus fort de la crise financière.

Après avoir gagné environ 350 points en matinée, l'indice principal de Wall Street, le Dow Jones, a brièvement cédé 500 points en après-midi, avant de gagner finalement 330 points tout juste avant la fermeture. Le Dow Jones avait connu jeudi sa deuxième chute de 1000 points en une semaine.

Les autres principaux indices américains ont eux aussi enregistré des reculs, puis de légers gains, après les pertes encaissées en début de semaine. Le Standard & Poor's 500, sur lequel s'appuient plusieurs fonds boursiers, a terminé sa journée avec un gain d'une quarantaine de points.

En date de jeudi, toutefois, on calculait qu'une valeur financière équivalente à environ 2490 milliards de dollars avait été radiée de cet indice depuis le plus récent pic, le 26 janvier.

Et au Canada

Les déboires au pays de l'Oncle Sam semblent avoir trouvé écho au nord de la frontière. À la Bourse de Toronto, l'indice S&P/TSX a terminé la semaine sur une glissade dépassant les 5 % de sa valeur, avec une légère perte pour conclure la journée de vendredi.

L'indice phare du parquet de la Ville Reine se trouve maintenant à 8 % sous son sommet historique, qui remonte au mois dernier.

Climat d'incertitude

Le cours des actions américaines a commencé à baisser, la semaine dernière, après que le département du Travail eut annoncé que les salaires des travailleurs avaient augmenté rapidement durant le mois de janvier.

Les investisseurs ont craint que cette hausse de la rémunération ne nuise aux profits des entreprises et puisse signaler une augmentation de l'inflation qui pousserait la Réserve fédérale américaine à relever les taux d'intérêt à un rythme plus élevé, freinant du même coup l'économie.

À Wall Street, plusieurs compagnies ayant connu une croissance au cours de la dernière année ont encaissé la majeure partie de la baisse. Le cours des actions de Facebook et de Boeing a ainsi fortement reculé.

Aux yeux des analystes financiers, les corrections boursières sont des événements normaux, mais la récente chute inhabituellement abrupte pourrait avoir été déclenchée par une série d'événements qui ont fait tressaillir les investisseurs.

Parmi ceux-ci, on compte la crainte d'une possible hausse du taux d'inflation ou des taux d'intérêt aux États-Unis, ainsi que les disputes budgétaires à Washington.

Dans la capitale américaine, d'ailleurs, le président Donald Trump a signé un accord budgétaire évalué à 400 milliards de dollars américains, vendredi, qui fait bondir les dépenses et le déficit fédéral, mettant fin à une brève paralysie budgétaire.

Avec les informations de Associated Press, et La Presse canadienne

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