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Espionnage industriel : Waymo et Uber s’entendent à l’amiable

Un véhicule vu de profil.
Un véhicule autonome Waymo développé à partir d'une voiture Chrysler Pacifica. Photo: CBC/Stacey Janzer

La filiale de Google, Waymo, s'est entendue à l'amiable avec Uber qu'elle poursuivait aux États-Unis pour vol de secrets industriels. Dans un document transmis au tribunal, les deux parties affirment avoir conclu un accord confidentiel qui met fin à leur dispute. Uber a aussi présenté des excuses officielles dans cette affaire.

Selon Reuters, le service de transport Uber et Waymo, propriété de la maison mère de Google, Alphabet, ont convenu d’une entente qui prévoit un dédommagement d’une valeur de 245 millions de dollars.

Waymo alléguait qu’Uber lui avait dérobé des secrets industriels concernant son système de conduite automobile autonome.

Chacune des parties a également convenu de s’acquitter de leurs propres frais d’avocats.

Dans une déclaration publique, le président d’Uber, Dara Khosrowshahi, a présenté des excuses officielles vendredi pour les agissements de son entreprise.

Je tiens à exprimer mes regrets pour les actions qui m'ont amené à écrire cette lettre.

Dara Khosrowshahi, président directeur général d’Uber

Vol de secrets par d'anciens employés

Dans cette poursuite au civil hautement médiatisée, Waymo, qui est la filiale de voitures autonomes conçues par la maison mère de Google, Alphabet, alléguait qu’Uber, qui développe aussi un projet de voiture autopropulsée, avait mis la main de façon douteuse sur ses secrets concernant le développement de systèmes de conduite sans chauffeur.

Selon Waymo, Uber aurait sciemment acheté l’entreprise Otto, fondée par l'un de ses ex-employés qui lui avait volé une bonne quantité de secrets technologiques.

« La possibilité que des d'employés de Waymo aient peut-être incité d'autres personnes à se joindre à Otto de façon inappropriée et qu'ils soient potentiellement repartis avec des fichiers Google en leur possession, rétrospectivement, a soulevé des questions difficiles », a reconnu le grand patron d’Uber.

Pour être clair, bien que nous ne croyons pas qu'aucun secret commercial n'a fait son chemin de Waymo à Uber, ni qu'Uber a utilisé les informations exclusives de Waymo dans sa technologie d'autoconduite, nous prenons des mesures avec Waymo pour nous assurer que notre Lidar et notre logiciel ne représentent que notre bon travail.

Dara Khosrowshahi, président directeur général d’Uber

Tirer les leçons du passé

Affirmant avoir tiré des leçons de cette affaire, Dara Khosrowshahi a déclaré qu’il s’engage à s’assurer que son entreprise évolue dans l’avenir avec transparence et dans le respect des meilleures pratiques.

« Bien que je ne puisse pas effacer le passé, je peux m'engager, au nom de tous les employés d'Uber, à tirer des leçons de cette expérience », a ajouté Dara Khosrowshahi.

Le président d’Uber a reconnu du même souffle qu’Alphabet est un « partenaire important » dans l’industrie et que les deux entreprises partagent « une conviction profonde dans le pouvoir de la technologie pour améliorer la vie des gens ».

Et même si nous ne sommes pas d'accord sur tout ce qui va suivre, nous convenons que l'acquisition d'Otto par Uber aurait pu et aurait dû être traitée différemment.

Dara Khosrowshahi, président directeur général d’Uber

Uber pas au bout de ses peines

Impliqué dans plusieurs poursuites controversées dans le monde Uber a publiquement admis à l’automne 2017 s’être fait voler les données de 57 millions de ses clients et chauffeurs par des pirates, un vol de données massif commis en 2016 et que la compagnie avait caché pendant des mois.

Le département américain de la Justice a ouvert une enquête qui s’ajoute à celles déjà en cours aux États-Unis sur des allégations de corruption à l'étranger ou l'utilisation de logiciels illégaux pour espionner ses concurrents ou échapper au contrôle des autorités.

En mars 2017, le New York Times révélait par ailleurs que le service de transport Uber a mis en place en 2014 un logiciel baptisé Greyball qui utilise des données tirées de l’application Uber et plusieurs techniques afin d’identifier les représentants des autorités de réglementation qui surveillent les activités des services de transport payants.

Avec les informations de Reuters

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