•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Il y a 20 ans, le Grand Edmundston se formait dans la controverse

Panorama de la ville d'Edmundston

Edmundston englobe les anciennes municipalités de Saint-Basile, Saint-Jacques et Verret depuis février 1998.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Radio-Canada

En ce 20e anniversaire de la fusion de la municipalité d'Edmundston et de trois villages voisins, au Nouveau-Brunswick, d'anciens opposants expriment des opinions positives, tandis que d'autres résidents réclament toujours un plébiscite.

La Loi sur Edmundston a été sanctionnée en février 1998. Elle a imposé le regroupement des municipalités d'Edmundston, Verret, Saint-Basile et Saint-Jacques. Cette décision du gouvernement de Frank McKenna a suscité de l’opposition dans la population.

Gérard St-Onge, résident de Saint-Jacques, militait farouchement contre la fusion. « Je veux garder mon identité au village de Saint-Jacques », disait-il à l’époque.

Gérard St-Onge en entrevue devant sa maisonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gérard St-Onge estime que peu de choses ont changé depuis la fusion municipale contre laquelle il luttait il y a 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Aujourd’hui, il tourne la page sur cette période houleuse.

« Pour moi, je suis à Saint-Jacques. On est gouvernés par d'autres personnes. Mais ici, on est à Saint-Jacques », affirme M. St-Onge.

Croit-il que le regroupement a changé quelque chose? « Pas vraiment », répond-il.

Hubert Cyr en entrevue devant le bureau de poste de Saint-BasileAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hubert Cyr réclame un plébiscite sur la fusion de Saint-Basile et d'Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

À Saint-Basile, un petit groupe réclame toujours le droit des citoyens de se prononcer sur le dossier.

« Ce n'est pas la fusion ou la défusion. On accepte le résultat qui sortirait d'un plébiscite. C'est ce qu'on demande dû à l'insatisfaction qui règne dans Saint-Basile », explique Hubert Cyr, membre du groupe.

Maire du village de Saint-Basile à l'époque, Jacques P. Martin dénonçait aussi cette fusion forcée par le gouvernement provincial. « C'est un dur coup sur la population locale, sur la démocratie locale », disait-il.

Malgré une levée de boucliers, le gouvernement a imposé la fusion. Face à cette intransigeance, Jacques P. Martin s’est porté candidat à la mairie de la nouvelle ville.

« Si on ne peut pas gagner de cette façon-là, par les arguments, on va essayer d'être partie prenante du nouveau conseil municipal. Puis on va s'assurer d'essayer de protéger nos acquis autant que possible », affirmait M. Martin.

Il a été élu maire du Grand Edmundston en avril 1998. Aujourd'hui, il reconnaît que la fusion a été une bonne idée.

« Forcer des municipalités dans un fusionnement, je ne pense pas que c'est une façon de faire. Mais 20 ans plus tard, l'exercice prouve bien parce qu'on a mis l'épaule à la roue, puis on a établi des bases administratives solides qui sont encore là aujourd'hui », explique Jacques P. Martin.

Charles Fournier et Gérald Morneault sont les seuls conseillers municipaux toujours en poste depuis 1998. Selon eux, depuis la fusion, le taux de taxation est maintenant équilibré et les services aux citoyens sont meilleurs sur l'ensemble du territoire.

« Je dis que oui parce qu'on envoie nos personnes se qualifier à la fine pointe de la technologie, puis tout le monde en bénéficie », souligne Charles Fournier.

Image d'archives de manifestants portant des pancartes contre la fusionAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Il y a 20 ans, des résidents manifestaient contre l'imposition de la fusion municipale.

Photo : Radio-Canada

« Les services d'incendie aussi se sont beaucoup améliorés. Ils ont [suivi] des cours, ils sont plus unis », ajoute Gérard Morneault.

La province a retenu une leçon dans ce dossier. Le gouvernement demande maintenant aux gens de se prononcer sur des regroupements municipaux au lieu de les imposer.

D’après un reportage de Bernard LeBel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Politique municipale