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Lock-out à l’ABI : retour à la table des négociations?

Travailleurs dehors, devant l'Assemblée nationale, avec des pancartes dans les mains.

Les travailleurs de l'ABI sont venus manifester sur la colline Parlementaire le jour où Québec solidaire dépose une motion pour demander au gouvernement d'exiger la reprise des négociations entre le syndicat et la partie patronale.

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Tout indique que le syndicat des employés d'ABI et la partie patronale vont s'assoir ensemble dans un avenir rapproché. Ils ont reçu l'appel du conciliateur, qui doit les rappeler la semaine prochaine pour fixer une date. La ministre responsable du Travail, Dominique Vien, dit avoir convaincu les deux parties de retourner à la table des négociations à la suite d'une rencontre qu'elle a tenue séparément avec les deux parties vendredi.

Le Syndicat des métallos a entrepris sa rencontre vers 10 h vendredi avant-midi. Le président du syndicat des employés en lock-out d'ABI à Bécancour, Clément Masse, et le directeur québécois des métallos, Alain Croteau, sont sortis satisfaits de la rencontre.

Ils saluent l'initiative de la ministre de rencontrer les deux parties en vue d'une reprise des négociations.

Au cours de l'entretien, les représentants syndicaux ont déploré la façon dont l'employeur a mis fin abruptement aux négociations en déposant une deuxième offre finale et ultimement en déclenchant un lock-out, alors que les pourparlers allaient auparavant bon train sur le régime de retraite et les mouvements de main-d'oeuvre.

La direction d'ABI fait valoir que lorsque le conciliateur convoquera une rencontre, elle y participera.

Par voie de communiqué, la direction s'est dite « ouverte à recevoir les idées du syndicat sur la façon d'améliorer fondamentalement la manière de travailler ensemble. » Elle ajoute « avoir négocié de bonne foi et déployé tous les efforts possibles pour obtenir une entente satisfaisante pour l'entreprise et ses employés syndiqués ».

La ministre Vien avait convoqué les deux parties mardi dernier, dans l’espoir de relancer le processus de négociations.

Devant des micros et des téléphones intelligents, Dominique Vien répond au question des journalistes. À sa gauche, Jean-Denis Girard.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre responsable du Travail, Dominique Vien, accompagnée du député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard (archives).

Photo : Radio-Canada

Elle s’était dite inquiète des conséquences économiques du lock-out et du fait que les deux parties ne se soient pas parlé depuis la première journée du conflit de travail, le 11 janvier dernier.

Mercredi, alors qu’une centaine de syndiqués s’était rendus à Québec pour manifester, les 125 députés de l’Assemblée nationale adoptaient à l’unanimité une motion du député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois réclamant la reprise des négociations.

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