•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le président Trump signe l'accord sur le budget

Le Capitole de Washington est photographié à contre-jour.
L'appareil gouvernemental fédéral a fait l'objet, dans la nuit de jeudi à vendredi, d'une deuxième paralysie budgétaire depuis trois semaines. Photo: Reuters / Leah Millis

Les membres de la Chambre des représentants ont adopté très tôt vendredi matin, à l'instar de leurs collègues du Sénat, un accord budgétaire qui met fin à la paralysie budgétaire du gouvernement fédéral qui était en vigueur depuis jeudi, minuit. Le président Trump y a apposé sa signature plus tard en matinée.

Le projet de loi qui met fin à la paralysie budgétaire de l'ensemble de l'administration fédérale a été adopté par 240 voix contre 146 par les membres de la Chambre basse américaine.

Le plan de dépenses de 400 milliards de dollars assure le financement du gouvernement jusqu'au 23 mars prochain et prévoit une augmentation globale de son budget répartie sur deux ans.

Le président Donald Trump a signé quelques heures plus tard le projet de loi, qui a été adopté au-delà de la date butoir en raison de l'incapacité des membres du Congrès de s'entendre sur un compromis budgétaire acceptable.

Le financement du gouvernement fédéral américain était expiré depuis jeudi soir, minuit. La date butoir du 8 février avait été fixée par la mesure de financement temporaire adoptée par le Congrès le 23 janvier dernier, après trois jours d'une précédente paralysie de l'appareil fédéral.

Ce gel des finances américaines avait conduit à la fermeture partielle d'agences et de services fédéraux et avait mis au chômage technique plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires.

Un premier accord rejeté

Jeudi soir, le sénateur républicain Rand Paul, opposé à un projet de loi bipartisan qui aurait fait grimper les dépenses étatiques, avait bloqué un vote rapide sur un accord permettant de financer le gouvernement pendant encore six semaines, ce qui a provoqué cette nouvelle paralysie budgétaire.

Le sénateur républicain Rand Paul.Le sénateur Rand Paul a retardé le vote sur un accord budgétaire au Sénat américain, forçant une nouvelle paralysie budgétaire. Photo : Associated Press

Aux yeux de Rand Paul, il était irresponsable que démocrates et républicains donnent le feu vert au retour des déficits budgétaires se chiffrant à plus d'un millier de milliards de dollars américains.

M. Paul n'avait toutefois pas eu les mêmes scrupules au moment de voter en faveur d'un gigantesque crédit d'impôt accordé par les républicains, fin 2017, aux entreprises et aux mieux nantis, crédit d'impôt qui fera lui aussi croître le déficit.

À la Chambre des représentants, certains républicains considéraient que la dette du pays augmenterait trop avec cette entente, tandis que des démocrates ne sont pas satisfaits que le sort des Dreamers n’ait pas été inclus dans cet accord.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

Politique américaine

International