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La mérule pleureuse se propage uniquement dans certains types de bâtiments

Des structures envahies par la mérule pleureuse

Les dégâts causés par la mérule

Photo : Mairie de Lyon/D. Sepulveda

Radio-Canada

Un rapport commandé par le gouvernement du Québec conclut que la mérule pleureuse, le champignon connu aussi comme le « cancer du bâtiment », est présente dans des bâtiments qui ne sont pas bien construits ou mal entretenus. Une conclusion que ne partagent pas les membres du Regroupement mérule pleureuse Québec.

Un texte d’Isabelle Damphousse

Le rapport publié en juin et rendu public aujourd'hui par la ministre responsable de la Protection des consommateurs et de l'Habitat, Lise Thériault, conclut que la mérule pleureuse se retrouve dans des bâtiments où l'on retrouve des conditions favorables à la croissance du champignon.

Ces conditions sont l’humidité, une faible luminosité, une mauvaise ventilation et une température oscillant entre 5 et 26 degrés Celsius.

Le Regroupement mérule pleureuse Québec n'est pas d'accord avec cette conclusion.

Le seul point qui nous dérange dans ce rapport-là, c'est le fait de mettre encore une fois la faute sur les propriétaires, étant donné que ce champignon-là peut attaquer dans n'importe quelle résidence et ce n'est pas lié directement à un mauvais entretien du bâtiment.

Maxime Boivin, porte-parole, Regroupement mérule pleureuse Québec

Le document d’une quarantaine de pages nous apprend aussi que les bâtiments voisins d'une maison contaminée ne sont pas à risque, à moins que les conditions de propagation du champignon soient présentes.

Il y est aussi écrit que la majorité des bâtiments contaminés au Québec sont généralement des résidences unifamiliales construites sur un vide sanitaire.

Le député de Rimouski, Harold Lebel, est surpris de lire que le champignon ne représente pas un danger pour la santé.

Je trouve curieux que la mérule pleureuse n’ait aucun impact sur la santé, ce que j’en sais, ce que j’en ai vu, ce n’est pas le cas.

Harold Lebel, député de Rimouski

Un avis scientifique publié en septembre 2015 par l’Institut national de santé publique du Québec, INSPQ, selon lequel il n’existe actuellement aucune indication médicale ou clinique en ce sens, est mentionné pour appuyer ce point.

Un fonds d’aide toujours réclamé

Les membres du Regroupement mérule pleureuse Québec et les députés du Parti Québécois, Dave Turcotte et Harold Lebel, profitent de la publication du document pour demander une fois de plus au gouvernement de créer un fonds d’aide pour les propriétaires touchés par la mérule pleureuse.

Ils rappellent à Québec qu’ils ont déjà déposé deux pétitions à l’Assemblée nationale.

Aucune recommandation n'est pas faite au gouvernement pour venir en aide aux propriétaires de résidences contaminées.

Les auteurs du rapport suggèrent plutôt de faire des inspections régulières des bâtiments à risque et de mieux former les professionnels du bâtiment sur l’existence du champignon.

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