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Des épées, des haches et des imitations d'armes à feu intimidantes à Halifax

Des épées, des haches et des imitations d'armes à feu intimidantes à Halifax

Des armes inspirées du Moyen-Âge européen et japonais servent de moyen d'intimidation dans les rues d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, selon le corps policier municipal.

Des membres du milieu criminel s’en servent principalement pour intimider d’autres malfaiteurs, par exemple dans le trafic de drogue, explique le sergent Bill Morris.

Plusieurs d’entre elles ressemblent à des accessoires de cinéma, dit-il, mais elles sont bien réelles et potentiellement mortelles.

Certaines sont tranchantes et peuvent servir à tuer, souligne le policier. Elles sont dangereuses et ne devraient pas être en circulation. C’est pourquoi elles sont interdites, précise-t-il.

Le policier tient un fléau en main. Il s'agit d'une boule en métal hérissée de clous et reliée par une chaîne à une poignée en bois.Ce fléau est une arme fabriquée de façon artisanale, indique Bill Morris, du service policier d'Halifax. Photo : CBC/David Burke

Il est plus difficile pour les policiers et les médecins légistes de résoudre les crimes commis avec ces armes non conventionnelles. « Des gens sont battus ou poignardés, et à moins que vous ne trouviez l’arme du crime, vous ne savez pas ce que c'est », explique Bill Morris.

Les policiers croient que la majorité des armes qu’ils ont confisquées ont été achetées en ligne et importées dans la province. Seule une poignée d’entre elles sont de fabrication artisanale.

Un policier tient une hache artisanale à double tranchantCertaines armes sont seulement dangereuses parce qu'elles sont tranchantes, indiquent les policiers, mais aussi parce qu'elles sont mal fabriquées. Photo : CBC/David Burke

Les policiers en découvrent presque chaque semaine lorsqu’ils font des perquisitions dans des maisons et dans des véhicules pour lutter contre le trafic de drogue. Il arrive que des armes inspirées du Moyen-Âge et de fausses armes à feu se retrouvent au milieu de couteaux et de véritables armes à feu modernes.

Les policiers reçoivent aussi parfois des appels du public signalant que quelqu’un brandit une arme inhabituelle. Ils saisissent parfois des étoiles à lancer et des coups-de-poing américains lorsqu’ils arrêtent des suspects pour d’autres crimes.

Deux armes blanches de poing en forme de visage de chat aux oreilles longues et tranchantes.Certains coups-de-poing américains saisis à Halifax ont la forme d'un visage de chat. Photo : CBC/David Burke

Les imitations d’armes à feu sont les plus inquiétantes, selon Bill Morris. Des gens ont commencé à utiliser des imitations faites en métal, qui contiennent des munitions ressemblant à des balles, et qui sont colorées exactement comme des armes véritables.

Les malfaiteurs se sentent plus en sécurité lorsqu’ils disposent de ce qu’ils croient être un moyen de protection, explique Bill Morris. Lorsque l’un d’eux exhibe ce genre de revolver, dit-il, ceux qui le voient peuvent être portés à réfléchir deux fois avant d’agir contre lui.

Un faux revolver en métal contenant de fausses cartouches dans son barillet.Il est presque impossible de distinguer que ce revolver est une imitation incapable de faire feu. Photo : CBC/David Burke

Toute personne qui exhibe une imitation d’arme à feu risque aussi d’être abattue par quelqu’un qui en a une véritable et qui se sent menacé, souligne Bill Morris.

Les policiers, par exemple, doivent protéger le public et leur propre vie, et ils n’ont qu’une fraction de seconde pour déterminer si une arme braquée sur eux est véritable ou si elle est une imitation. « Les fausses armes à feu sont tout aussi dangereuses que les véritables dans notre milieu », affirme le policier.

Des épées et des couteaux sur une tableLes policiers d'Halifax conservent un éventail d'armes saisies pour former leurs recrues. Photo : CBC/Stephanie Clattenburg

Les policiers d’Halifax conservent quatre boîtes d’armes anciennes ou non conventionnelles saisies au fil des ans. Plusieurs sont détruites après avoir servi de preuve, mais les policiers en gardent un certain nombre pour former leurs recrues à les reconnaître.

D'après un reportage de David Burke, de CBC

Nouvelle-Écosse

Justice et faits divers