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Alberto Giacometti : l'être humain et les corps magnifiés

L'exposition consacrée au sculpteur Alberto Giacometti débute au Musée national des beaux-arts du Québec. Il s'agit d'une photo de la première salle où sont présentées des sculptures et toiles de jeunesse.

L'exposition consacrée au sculpteur Alberto Giacometti débute au Musée national des beaux-arts du Québec.

Photo : Radio-Canada / Anne-Josée Cameron

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'exposition Alberto Giacometti qui est présentée en primeur nord-américaine au Musée national des beaux-arts du Québec invite au recueillement et à la contemplation, une expérience poignante. Il faut dire que la mise en espace des oeuvres, signée Jean Hazel, est particulièrement novatrice et réussie.

Un texte d'Anne-Josée Cameron

Giacometti est né en 1901, en Suisse, dans une famille d'artistes dont le père, Giovanni Giacometti, est un peintre reconnu. Il s'initie donc très tôt à la peinture.

En 1922, il s'installe à Paris pour étudier la sculpture. Il y restera jusqu'au moment de sa mort en 1966. Son oeuvre qui traverse le début du XXe siècle est fortement marquée par les deux grandes guerres et l'éternelle condition humaine.

Giacometti au Musée des beaux-arts du QuébecAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Giacometti au Musée des beaux-arts du Québec

Photo : Radio-Canada

Une oeuvre phare de l'art moderne

Né avec le siècle, Giacometti propose une oeuvre riche dont témoigne l'exposition.

Des premières toiles et sculptures de jeunesse, aux oeuvres chargées de violence érotique des années 30, en passant par les miniatures et les superbes sculptures filiformes des dernières années, cette exposition comprend plus de 230 objets, dont 110 sculptures, 50  peintures ainsi que 70 dessins et documents d'archives.

Des oeuvres mises en valeur

Le travail d'Alberto Giacometti possède une rare intensité que vient accentuer la mise en espace de l'exposition.

Afin de mettre en lumière les oeuvres, l'homme de théâtre et designer principal du MNBAQ, Jean Hazel, a misé sur l'aspect mélancolique du travail de Giacometti.

Pour ce faire, il a conjugué à l'immensité des salles du MNBAQ des présentoirs en bois dont le design épuré invite à la méditation, au rêve.

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Homme qui marche et grande femme, des oeuvres de Giacometti misent en espace par Jean Hazel.

Photo : Radio-Canada / Anne-Josée Cameron

« J'ai repris le bois du plancher et j'ai habillé mes socles avec cette matière-là, explique Jean Hazel. On a l'impression que les socles surgissent du sol comme des vagues. »

« Je voulais que les gens prennent le temps de réfléchir. C'est un peu un éloge de la lenteur »

— Une citation de  Jean Hazel, designer principal, MNBAQ

Mathilde Lécuyer-Maillé de la fondation Giacometti à Paris qualifie d'ailleurs la mise-en-espace d'exceptionnelle.

Elle salue ces présentoirs en oblique et en diagonale qui « permettent non seulement de tourner autour des sculptures, mais également de s'approcher et de reculer en permanence ce qui, par rapport à la démarche artistique de Giacometti, est essentielle. »

L'effet sur le visiteur est immédiat. Celui-ci est happé par la force et la puissance des oeuvres d'Alberto Giacometti.

Ses sculptures, souvent toutes petites, sont d'autant plus émouvantes qu'elles sont présentées dans de grands espaces, le spectateur a alors tout le loisir de s'y attarder et de s'en imprégner.

Les oeuvres de tailles plus importantes touchent également par leur humanité. L'exposition se termine d'ailleurs en beauté avec trio de sculptures dont le célèbre L'Homme qui marche.

Alberto Giacometti est présenté au Musée national des beaux-arts du Québec jusqu'au 13 mai.

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