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Fredericton, la capitale néo-brunswickoise, est de plus en plus francophone

L’édifice de l'Assemblée législative à Fredericton au N.-B.

L’édifice de l'Assemblée législative à Fredericton au N.-B.

Photo : Radio-Canada / Philippe Duclos

Radio-Canada

Les francophones sont de plus en plus nombreux dans le Grand Fredericton. Depuis 40 ans, leur nombre a presque doublé dans la région de la capitale provinciale. Leur taux de croissance a cependant ralenti au cours des 10 dernières années.

Un texte de Catherine Allard

La population francophone de la région de Fredericton a augmenté de 91 % en 40 ans, selon un récent profil démographique des francophones du Grand Fredericton, réalisé par l’économiste Samuel LeBreton.

Les francophones ont également un poids démographique plus important aujourd'hui, qu'il y a 40 ans. En 2016, 7,3 % de la population du Grand Fredericton affirmait avoir le français comme langue maternelle. En 1976, 5,1 % de la population totale se déclarait francophone.

Ralentissement de la croissance

Depuis 10 ans, ils sont moins nombreux à s’installer dans la capitale provinciale. De 2006 à 2016, la région a accueilli 890 nouveaux francophones, une augmentation de 10 %. C’est deux fois moins que quelques décennies plus tôt.

C’est entre 1986 et 1996 que la croissance de la population francophone de Fredericton a été la plus forte, avec une augmentation de 26 % (1560 personnes). De 1976 à 1986, le pourcentage des francophones avait également augmenté de 20 %.

L’économiste Samuel LeBreton avance que ce ralentissement pourrait être attribuable à la diminution du nombre de nouveaux postes bilingues dans la région.

« Avant il y avait beaucoup de nouveaux postes bilingues à remplir, mais je crois qu’on a atteint un quota de ce qu’on pouvait atteindre en termes de postes bilingues et ça fait ralentir la croissance », dit l’économiste.

Quelle région est la plus francophone?

De toutes les municipalités qui forment le Grand Fredericton, la ville de Fredericton est sans surprise la région qui compte le plus grand nombre de francophones. En 2016, 3890 résidents ont affirmé avoir le français comme langue maternelle. Quarante ans plus tôt, ils étaient 2330.

La ville de Fredericton n’est cependant pas la municipalité la plus francophone de la région. La ville d’Oromocto remportait ce titre, en 2016. Oromocto compte 16 % de francophones, le taux le plus élevé de la région.

« C’est en raison de la base militaire qui a pris de l’ampleur et il ya beaucoup de Québécois d'origine qui sont installés là-bas », croit Samuel LeBreton.

Le pannau d'accueil de la base militaire de Gagetown au Nouveau-BrunswickAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La base des Forces armées canadiennes à Gagetown au N.-B.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Il y a 40 ans, c’est le village de Minto qui était considéré comme la municipalité la plus francophone de la grande région de Fredericton, alors que 18 % des résidents affirmaient avoir le français comme langue maternelle.

« Les gens allaient s’installer là-bas pour des considérations économiques. Il y avait du travail dans la forêt et dans les mines, mais ces secteurs d’activité ont presque complètement disparu et les francophones qui étaient là pour le travail sont partis », explique Samuel LeBreton.

L’économiste a fait ce rapport à partir des données des recensements de Statistique Canada. Son étude a été menée à l’occasion du 40e anniversaire du Centre communautaire Sainte-Anne, célébré cette année.

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