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La motion sur l'ABI adoptée unanimement à l'Assemblée nationale

Une centaine de travailleurs de l'ABI se sont rendus à Québec mercredi pour manifester devant l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

Radio-Canada

Aucun des 125 députés de l'Assemblée nationale ne s'est opposé à la motion de Gabriel Nadeau-Dubois concernant le conflit de travail qui prévaut à l'Aluminerie de Bécancour (ABI). Les élus du Québec exigent donc la reprise des négociations entre les deux parties.

La motion du député solidaire de Gouin a été adoptée en fin de matinée, alors qu’une centaine de travailleurs de l’ABI s’étaient rendus à Québec pour manifester devant l’Assemblée nationale. Devant eux, Gabriel Nadeau-Dubois a reconnu que sa motion avait ses limites.

Mais au moins, les 125 élus du Québec viennent d’envoyer un message clair et unanime que ce qui ce passe à l’ABI, c’est inquiétant!

Gabriel Nadeau-Dubois, député provincial de Gouin

Quant à lui, le syndicat des Métallos reçoit favorablement le vote de Québec.

Les représentants du peuple disent à Alcoa aujourd’hui : “ On ne veut plus qu’une population et des travailleurs soient pris en otages à cause que vous voulez un rabais sur l’électricité. À cause que vous voulez faire monter les prix de l’aluminium sur les marchés américains. ”

Alain Croteau, directeur québécois du syndicat des Métallos

Les 1030 employés de l’ABI sont en lock-out depuis le 11 janvier.

Texte de la motion de Québec solidaire

« Que l’Assemblée nationale du Québec reconnaisse que le lock-out décrété à l’aluminerie ABI a des impacts négatifs sur les travailleurs et les travailleuses, sur l’économie de la région du Centre-du-Québec et de la Mauricie et sur l’économie du Québec;

Que l’Assemblée nationale demande aux parties la reprise des négociations. »

Quatre autobus sont partis de Trois-Rivières mardi matin pour se rendre sur la colline Parlementaire.

Des autobus et des travailleurs qui s'apprêtent à partir manifester.

Des travailleurs de l'ABI se rendre à Québec ce mercredi, pour manifester devant l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada

La ministre du Travail du Québec, Dominique Vien, a déclaré vendredi matin qu’« ils peuvent bien venir à l’Assemblée nationale, je leur souhaite la bienvenue, c’est leur maison, c’est leur colline Parlementaire, mais le vrai lieu où devraient se trouver les deux parties au moment où l’on se parle, c’est autour d’une table de négociation, c’est d’ailleurs le message que je vais leur livrer ».

Travailleurs dehors, devant l'Assemblée nationale, avec des pancartes dans les mains.

Les travailleurs de l'ABI sont venus manifester sur la colline parlementaire le jour où Québec solidaire dépose une motion pour demander au gouvernement d'exiger la reprise des négociations entre le syndicat et la partie patronale.

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

Peu d'attentes pour vendredi

La ministre Vien a demandé à rencontrer les deux parties vendredi. Il s’agit de rencontres séparées, selon le Syndicat.

« On est très heureux, parce que le gouvernement n’avait pas donné signe, alors on est très heureux qu’ils prennent l’initiative de convoquer les parties », se réjouit le président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos, Clément Masse, qui espère que la ministre pourra convaincre l'employeur de reprendre les négociations.

Est-ce que ça va déboucher à quelque chose? Je reste prudent quand même, [...] il faut que l’employeur ait le mandat de négocier.

Clément Masse, président du syndicat des travailleurs de l'ABI

Le Syndicat rappelle que même après le rejet des dernières offres patronales, il n’avait pas l’intention d’utiliser immédiatement son mandat de grève et espérait un retour à la table des négociations.

« Que le gouvernement ne prenne pas parti, c’est normal, toutefois il faut reconnaître que notre employeur a bénéficié de tarifs d’électricité avantageux, en contrepartie de créer des emplois », affirme M. Masse.

Il ajoute que « ces entreprises-là ont un devoir de retour d’ascenseur, [en fournissant] des emplois et ce n’est pas en nous mettant en lock-out qu’ils font un retour d’ascenseur, je pense que c’est en venant négocier une entente satisfaisante pour les deux parties qu’ils vont rendre la pareille aux Québécois ».

L’Aluminerie de Bécancour est détenue à 75 % par Alcoa Canada et à 25 % par Rio Tinto.

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail