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Mort de deux Autochtones à Timmins : les grands chefs réagissent

Alvin Fiddler est le grand chef de la Nation Nishnawbe Aski.
Alvin Fiddler compte parmi les dirigeants autochtones qui demandent une enquête de la province sur les agissements de la police de Timmins à la suite de la mort de deux membres de la Première Nation de Fort Albany samedi, dans deux altercations distinctes. Photo: Radio-Canada / Martine Laberge
Radio-Canada

Dans un communiqué commun remis aux médias, Alvin Fiddler, grand chef de la Nation Nishnawbe Aski, Jonathan Solomon, grand chef du conseil Mushkegowuk, et Andrew Solomon, chef de la Première Nation de Fort Albany, ont dénoncé les agissements de la police de Timmins.

Nous sommes sous le choc à la suite de la mort de deux membres de la Première Nation de Fort Albany, aux mains de policiers.

Alvin Fiddler, grand chef Nishnawbe Aski, Jonathan Solomon, grand chef du conseil Mushkegowuk, Andrew Solomon, chef de la Première Nation de Fort Albany

Les trois dirigeants encouragent l’Unité des enquêtes spéciales (UES) et le coroner en chef de l’Ontario à terminer rapidement leurs enquêtes afin de savoir exactement ce qui s’est produit samedi à Timmins.

« Joey Knapaysweet, 21 ans, habitait Timmins afin d’avoir accès à des services médicaux non disponibles à Fort Albany. Selon les informations, il y aurait eu altercation entre lui et la police de Timmins. L’homme aurait reçu une décharge de pistolet TASER, puis est mort après voir reçu une balle tirée par un policier », explique le communiqué.

Quant à Agnes Sutherland, disent les trois dirigeants, elle se déplaçait en fauteuil roulant à la suite de complications médicales.

Les trois hommes racontent que la dame de 62 ans aurait été maltraitée et violentée lorsque les policiers l’ont arrêtée dans un refuge.

Elle est morte dimanche après avoir été transportée par ambulance la veille, du poste de police à l’hôpital.

Voiture de police à Timmins.Les deux altercations avec une femme et un homme membres de la Première Nation de Fort Albany et la police de Timmins sont survenues à quelques heures d’intervalle samedi. Photo : Radio-Canada

Le chef de Fort Albany, Andrew Solomon, s’est adressé au bureau du procureur général de l’Ontario et au ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels.

Il demande une enquête sur les agissements de la police de Timmins au sujet de la mort des deux membres de sa communauté.

Le maire de Timmins veut calmer les esprits

Steve Black a demandé aux résidents de s'abstenir de tout commentaire raciste à la suite de la mort de Joey Knapaysweet et d'Agnes Sutherland.

Le maire de Timmins Steve Black.Le maire Steve Black a lancé un appel au calme mardi soir lors de la réunion du conseil municipal. Photo : Radio-Canada

« J’encouragerais notre communauté à s’abstenir de certains commentaires inappropriés et racistes à l’endroit de l’individu et sa famille dans les réseaux sociaux, commentaires qui ne sont certainement pas les bienvenus, surtout en ce moment », a indiqué le maire Steve Black.

L’Unité des enquêtes spéciales (UES) se penche sur les deux cas parce que leur mort est survenue à la suite d’interactions avec le corps policier municipal samedi.

Un sommet des Premières Nations secoué par les évènements

La mort de ces deux Autochtones jette une ombre sur un sommet qui a commencé mardi à Timmins, afin de trouver des solutions aux problèmes de drogues et de suicides dans les réserves.

Le sommet est organisé par le conseil Mushkegowuk, qui avait déclaré l’état d’urgence en novembre à cause de l’entrée importante de stupéfiants dans les sept communautés de la côte ouest de la baie James.

Jonathan Solomon est le grand chef du conseil Mushkegowuk, qui regroupe sept Premières Nations dans le Nord-Est de l’Ontario.Jonathan Solomon est le grand chef du conseil Mushkegowuk, qui regroupe sept Premières Nations dans le Nord-Est de l’Ontario. Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Le grand chef Jonathan Solomon se dit par ailleurs optimiste quant au travail effectué.

« Je sais que nous ne pourrons jamais arrêter tout à fait le trafic de drogue, dit-il, mais nous devons au moins trouver une façon d’en diminuer sa portée dans nos communautés. »

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