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L’Alberta perd ses écosystèmes plus rapidement que l’Amazonie

Un puits de pétrole abandonné au milieu de champs dans les collines proches des Rocheuses albertaines.

Les zones perturbées des contreforts des Rocheuses ont augmenté de 60 % en 20 ans.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les écosystèmes de l'Alberta et la beauté naturelle qu'ils créent demeurent largement intacts, mais des portions disparaissent à un rythme plus rapide que celui de la déforestation de la forêt tropicale amazonienne, selon une étude.

« Nous continuons de perdre des écosystèmes. Cela, nous pouvons le dire sans équivoque », affirme la chercheuse Jahan Kariyeva.

La géographe de l’Université de l’Alberta est l’auteure principale du plus récent rapport de l’Institut de surveillance de la biodiversité en Alberta, un organisme autonome de recherche chapeauté par l’industrie, le gouvernement et des organisations non gouvernementales.

Son étude la plus poussée sur l’empreinte humaine en Alberta a montré que 70 % de la province demeurait intacte. La majeure partie se trouve dans le nord de la province.

Au tournant du siècle, un peu plus d’un quart de l’Alberta était perturbé par l’agriculture, la foresterie, l’énergie et d’autres types de développement. Aujourd’hui, ce niveau est à près de 30 %.

Il s’agit d’un territoire équivalent à trois fois et demie la superficie du parc national Banff. La majeure partie des perturbations vient de l’exploitation forestière.

Les modifications se manifestent plus rapidement dans les contreforts, un vaste secteur le long des flancs est des Rocheuses soumis aux pressions de la foresterie, de l’énergie, du développement résidentiel et des activités récréatives.

L’étude affirme que la perturbation dans les contreforts est passée de moins d’un cinquième en 1999, à 29 % en 2015, largement en raison de la foresterie. Il s’agit d’une augmentation de la perturbation d’environ 60 %, soit un rythme presque deux fois supérieur à celui de la forêt amazonienne durant la même période.

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