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Voiture incendiée de M. Labidi : un suspect plaide coupable

Véhicule du président du Centre culturel islamique de Québec incendié

Le véhicule de M. Labidi avait été incendié dans la nuit du 5 au 6 août.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Mathieu Bilodeau, l'homme de 34 ans accusé d'avoir incendié la voiture du président du Centre culturel islamique, Mohamed Labidi, l'été dernier, a plaidé coupable mardi au palais de justice de Québec.

Il a reconnu avoir allumé un total de quatre incendies dans le secteur de Sainte-Foy. En plus du véhicule de M. Labidi, l’accusé a mis le feu à des conteneurs à déchets situés à proximité d’un hôpital, d’un restaurant et d’un centre commercial.

La voiture de Mohamed Labidi a été incendiée dans la nuit du 5 au 6 août, alors qu’elle était garée tout près de sa résidence. L’information n’avait été rendue publique que quelques semaines plus tard.

Les policiers avaient décrit le geste comme « un crime à caractère haineux  ». L’avocate de Mathieu Bilodeau, Me Marie-Pier Bertrand, assure toutefois qu’il n’en est rien.

Elle affirme que son client, qui est atteint de déficience intellectuelle, a été encouragé par l’autre suspect dans cette histoire, Marc Gagnon.

Un défi?

Ce dernier l’aurait mis au défi d’incendier la voiture de M. Labidi en lui promettant des cigarettes s'il passait à l'action.

Selon Me Bertrand, Marc Gagnon aurait informé Mathieu Bilodeau que la voiture appartenait à un musulman, sans pour autant savoir que son propriétaire était Mohamed Labidi.

Marc Gagnon a été appréhendé le 15 septembre dernier. L’homme d’une quarantaine d’années doit subir son procès en mai prochain.

Mathieu Bilodeau résidait dans une résidence supervisée pour déficients intellectuels au moment de son arrestation. Il a écouté le récit de son avocate en se tenant la tête entre les mains tout en pleurant au banc des accusés.

« Peur de la mosquée »

Il a été soupçonné par la police après son arrestation pour un vol dans un conteneur servant à recueillir des vêtements pour les personnes dans le besoin.

L’homme avait alors spontanément révélé aux policiers qu'il voulait déménager. Il disait « avoir peur de la mosquée » en raison d'une rumeur circulant à son sujet.

Mathieu Bilodeau reviendra en cour à la fin du mois pour l'audience sur la détermination de sa peine.

Avec les informations de Yannick Bergeron

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