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Sophie Gaulin plaide pour l'avenir des journaux communautaires

Devanture du journal La Liberté, dans le quartier de Saint-Boniface à Winnipeg.

Les locaux de « La Liberté », l'hebdomadaire francophone du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Samuel Rancourt

Radio-Canada

La directrice générale et rédactrice en chef du journal La Liberté, Sophie Gaulin, était invitée à témoigner lundi devant les membres du Comité permanent des langues officielles à Ottawa.

L'objectif de cette rencontre était d'expliquer au comité la situation de crise que vivent les médias en milieu minoritaire, mais aussi les difficultés que vivent les journaux en général.

Sophie Gaulin dit avoir évoqué plusieurs points, notamment la baisse radicale des publicités dans les journaux. Selon elle, cette situation a pour conséquence que ces journaux ne peuvent plus écrire autant d'articles sur leurs communautés.

Elle a aussi abordé la question du passage au numérique, qui selon elle, a aussi un réel coût pour les médias communautaires.

« Le plus grand coût, c’est la main d’oeuvre, le salaire des employés », souligne-t-elle.

Elle avoue que le journal La Liberté n’est plus viable seul. « La seule chose qui fait vivre le journal depuis 2012, c’est l’agence de communication qu’on a pu mettre sur pied », dit-elle. Cette agence offre aux clients des cahiers bilingues pour promouvoir leurs services. Le problème avec ce modèle d’affaires, c’est qu’il s'essouffle parce que le bassin de population est limité au Manitoba, ajoute Sophie Gaulin.

Pistes de solutions

Sophie Gaulin évoque deux pistes de solutions qui pourraient rendre la vie plus facile aux journaux.

Elle croit que les publicités devront jouer un plus grand rôle, surtout les publicités venant du gouvernement. Selon elle, c’est au gouvernement d’atteindre les communautés et non pas aux gens d’aller chercher l’information sur leur site web.

« Les publicités du gouvernement sont sur Google et Facebook, mais ce n’est pas tout le monde qui est branché à Internet, surtout [dans les régions rurales] », ajoute-t-elle. Le gouvernement a encore un rôle à jouer au niveau des publicités. »

Une autre solution : les crédits d’impôt. Elle estime que la plus grande dépense d’un journal sont les salaires, afin d'offrir du contenu de qualité. Avec ce virage numérique, le journal est devenu un quotidien qui doit offrir du contenu pour alimenter le site web.

Invitation lancée à la ministre du Patrimoine

Sophie Gaulin affirme que l'une des membres du comité des langues officielles lui a proposé d'inviter la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, dans les bureaux de La Liberté pour discuter de la situation.

« Je lancerai l’invitation à Mélanie Joly et j’espère qu’elle la prendra », indique Mme Gaulin.

La directrice de La Liberté pense avoir été entendue par les membres du comité et affirme que la prochaine étape consistera à attendre les conclusions et les retombées de cette rencontre.

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