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Martine Noël-Maw : « La curiosité est une arme de découverte massive »

Portrait de l'auteure Martine Noël-Maw
L'auteure Martine Noël-Maw a participé à la sélection des textes pour le Prix du récit Radio-Canada 2017 Photo: Tim Maw
Radio-Canada

À l'approche de la quarantaine, Martine Noël Maw a décidé de faire le grand saut en mettant de côté sa lucrative carrière de gestionnaire pour se consacrer à l'écriture. « Je n'ai jamais regretté ma décision », explique-t-elle.

L'auteure fransaskoise d'adoption a, depuis, publié une douzaine d'ouvrages pour adultes et pour les jeunes, en plus d'écrire pour le théâtre.

Je suis une grande curieuse. Pour moi, la curiosité est une arme de découverte massive, et je suis née avec une réserve inépuisable de questions et de champs d’intérêt.

Martine Noël-Maw

Quand on l’a invitée à « passer de l’autre côté du miroir » pour sélectionner les meilleurs textes parmi les centaines d'histoires vécues soumises au Prix du récit Radio-Canada, il lui était donc « impossible de refuser ».

Et comme elle aime être active autant qu'elle aime lire, elle a lu la majorité des récits sur son tapis roulant, grâce à son mari qui a équipé l'appareil d’une tablette sur laquelle elle peut déposer son ordinateur. Elle y a passé près d’une centaine d’heures et marché plus de 360 kilomètres!

De l'expérience à l'oeuvre

Pour Martine Noël-Maw, raconter un fait vécu, c'est recréer une réalité.

Refaçonné par la mémoire, la distance temporelle et émotionnelle, le récit devient une œuvre littéraire en soi.

Martine Noël-Maw

L'auteure pratique elle-même ce genre indirectement dans ses romans, qui contiennent beaucoup d’expériences personnelles.

Par exemple, la trame de son roman Trois millions de pas (Nouvelle fenêtre), qui relate le périple d’une jeune Italienne sur le chemin de Compostelle à la fin du 19e siècle, a été nourrie par sa propre expérience de marche sur ce légendaire chemin.

Fouiller dans son passé

En 2015, Martine Noël-Maw a été finaliste du Prix du récit avec Elle s’appelait Anica Zovak. Elle y mettait en mots un souvenir d’enfance qui n’était qu’une simple image, un flash : des chiffres tatoués sur le bras d’une vieille dame.

Je n’ai pas eu à fouiller loin pour revivre cet épisode, car il m’a à ce point marquée qu’il ne s’est jamais estompé de ma mémoire.

Martine-Noël-Maw

Quand elle a décidé de le mettre par écrit, ça a été « comme s’il avait toujours été là, attendant d’être raconté ».

Le fait de se replonger dans la réalité du Noranda des années 1960, une ville dominée par la pollution de la mine et l’anglais, a remué beaucoup d’émotions en elle.

Mais avec le recul, elle reconnaît que c’est précisément pour cela qu'elle écrit.


Vous aussi, vous avez une histoire vécue à raconter? Participez au Prix du récit Radio-Canada 2018!

Prix du récit : Inscrivez-vous du 1er janvier au 28 février.

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