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Sommet d'urgence du conseil Mushkegowuk sur fond de tensions

Le grand chef du conseil Mushkegowuk, Jonathan Solomon.

Le grand chef du conseil Mushkegowuk, Jonathan Solomon.

Photo : CBC / Erik White

Radio-Canada

La mort de deux Autochtones ce week-end à Timmins a assombri le sommet d'urgence tenu par le conseil Mushkegowuk mardi.

Les sept Premières Nations sont réunies dans cette ville du Nord de l'Ontario pour discuter des manières d'endiguer le flot de substances illégales qui entre dans leurs communautés.

Selon ce qu’a appris Radio-Canada, les deux individus morts à la suite d’une altercation avec la police samedi sont des membres de la Première Nation de Fort Albany.

Un homme de 21 ans a été abattu par la police de Timmins, tandis qu'une femme de 62 ans est morte après avoir été détenue en cellule.

État d’urgence

Les Premières Nations de Mushkegowuk ont déclaré l'état d’urgence en novembre. Les chefs ont pris cette mesure en raison de l’usage endémique de drogues dans leurs communautés.

De plus, trois personnes se sont enlevé la vie depuis le début de l’année.

Des membres du conseil ainsi que des représentants des gouvernements fédéral et provincial sont donc réunis à Timmins et tentent de trouver des solutions.

Montants annuels réclamés par le conseil:

  • 2 625 000 $ pour ajouter 21 agents au sein du Service de police Nishnawbe Aski
  • 2 536 600 $ pour engager 21 travailleurs communautaires pour de meilleurs services en santé mentale
  • 712 143 $ pour une unité antidrogue
  • 333 630 $ pour la création d'un corps policier composé des conseils tribaux, de la police Nishnawbe Aski et des intervenants du milieu de la santé, qui auraient comme mission d'implanter les stratégies qui seront discutées au cours des deux prochains jours

Plusieurs propositions sont à l'étude, dont la création d'une unité antidrogue au sein du Service de police Nishnawbe Aski.

Selon le chef de la police, il y a un grave manque de financement.

Nous avons besoin d’au moins quatre agents dédiés à la lutte antidrogue.

Terry Armstrong, chef du Service de police Nishnawbe Aski

Vingt et un agents additionnels sont nécessaires, selon l'une des propositions du conseil tribal Mushkegowuk.

Une autre solution serait d’engager une vingtaine de travailleurs communautaires afin d’offrir plus de services en santé mentale pour éliminer la demande en drogues.

Cela dépendra grandement du financement qu’octroiera le gouvernement Trudeau. Les propositions émises par le conseil mardi coûteraient plus de 6 millions de dollars par année.

La conférence se tiendra jusqu'au 8 février à Timmins.

Avec les informations de Jean-Loup Doudard

Nord de l'Ontario

Crise des opioïdes