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Collège Boréal : 12 programmes abolis, 6 autres prochainement créés

Façade en automne du campus du Collège Boréal de Sudbury
Campus du Collège Boréal de Sudbury Photo: Radio-Canada / Yvon Thériault

Le Collège Boréal entend offrir six nouveaux programmes d'ici septembre 2019, qui compenseront en partie l'abolition d'une douzaine d'autres. Ceux-ci sont abolis dès la rentrée de l'automne prochain.

Pour la deuxième fois en moins d'un an, l'établissement scolaire coupe dans son offre aux étudiants en raison de problèmes budgétaires. Cette fois, 12 programmes postsecondaires répartis sur sept campus à travers la province sont suspendus.

Dans une lettre destinée à la « famille Boréal », le président du collège, Daniel Giroux, explique s'être basé sur les tendances dans les inscriptions, la rétention des programmes, la rentabilité, les taux d'employabilité pour les diplômés et l'unicité de ces programmes en Ontario français.

C'est une question d'efficacité, de qualité et souvent c'est parce qu'il n'y a pas assez d'inscriptions. [...] Il faut donc réviser la programmation.

Daniel Giroux, président du Collège Boréal
Le portrait d'un hommeLe président du Collège Boréal, Daniel Giroux. Photo : Radio-Canada / Sophie Houle-Drapeau

Daniel Giroux explique par exemple que si les cours en soins infirmiers auxiliaires ne seront plus offerts à Hearst, Kapuskasing, Nipissing et Windsor, les autres campus continueront d'offrir le programme et pourront « donner de meilleures occasions aux étudiants de venir étudier dans de beaux laboratoires et augmenter la qualité de cette programmation ».

Les nouveaux programmes - en technique de véhicules à moteur (camions et autobus) et en plomberie, entres autres - répondent aux demandes du marché de l'emploi, dit M. Giroux.

Les quatre autres nouveaux programmes qui verront le jour seront offerts à distance.

La liste complète des programmes suspendus :

  1. Arts culinaires (Sudbury et Timmins)
  2. Gestion culinaire (Sudbury et Timmins)
  3. Soins dentaires (Sudbury et Toronto) * Hygiène dentaire demeure offert à Sudbury
  4. Techniques pharmaceutiques (Sudbury et Toronto)
  5. Techniques des véhicules automobiles (Sudbury)
  6. Techniques du génie chimique (Sudbury)
  7. Technologie du génie chimique (Sudbury)
  8. Techniques mécaniques - fabrication de prototypes et usinage (Sudbury)
  9. Soins infirmiers auxiliaires (Hearst, Kapuskasing, Nipissing et Windsor) * il est toujours offert à Sudbury, Timmins et Toronto
  10. Pratiques de l'électricité (Timmins) * il est toujours offert à Sudbury
  11. Techniques du génie électrique (Timmins) * il est toujours offert à Sudbury
  12. Technique du génie de construction - civil (Toronto)

Réponse du gouvernement ontarien

Par courriel, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle reconnaît les « pressions financières » auxquelles font face les collègues, particulièrement ceux situés dans les « collectivités rurales et nordiques ».

« Nous travaillons en étroite collaboration avec eux [collèges] pour assurer qu'ils puissent continuer d'éduquer les étudiants et ainsi former la main-d'oeuvre pour les générations futures », d'indiquer la ministre Mitzie Hunter.

Un employeur inquiet

La disparition prochaine du programme de soins dentaires au campus de Sudbury déçoit grandement le docteur Roch St-Aubin, dentiste au Groupe dentaire Sudbury.

Il a embauché des assistants diplômés du Collège Boréal à Sudbury dans le passé.

Sans un staff bilingue dans notre cabinet, c'est une grosse perte. Il faut expliquer la technique au patient et si le patient est plus à l'aise en français, il faut l'expliquer en français.

Dr Roch St-Aubin, dentiste à Sudbury
Roch St-Aubin en entrevue dans les studios de Radio-Canada.Le dentiste Roch St-Aubin s'inquiète de la disparition prochaine du programme de soins dentaires du Collège Boréal à Sudbury. Photo : Radio-Canada / Joel Ashak

Il explique que les étudiants qui souhaitent suivre le programme de soins dentaires en français devront aller à Ottawa : « Pour moi ce sera difficile de les faire revenir ici, de les faire travailler avec nous. »

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO) n'est pas inquiet de la disparition de programmes post-secondaires en français.

Josée Joliat, coprésidente du Regroupement étudiant franco-ontarienJosée Joliat, coprésidente du Regroupement étudiant franco-ontarien Photo : Radio-Canada

Si Boréal a décidé de se concentrer dans d'autres programmes [c'est qu'ils] doivent savoir ce qui se passe avec la démographie étudiante.

Josée Joliat, co-présidente du Regroupement étudiant franco-ontarien

La co-présidente du REFO, Josée Joliat, espère seulement que les étudiants qui ont commencé les programmes prochainement abolis pourront recevoir leurs diplômes. Le Collège Boréal assure que ce sera la cas.

Coupes dans les postes?

En entrevue à Radio-Canada, le président n’a pu se prononcer officiellement sur le sort réservé au personnel enseignant. Il a seulement indiqué que le Collège Boréal allait travailler de pair avec le syndicat.

« Les chances sont bonnes qu'il va y avoir des suppressions de postes, mais ça reste à déterminer », dit-il.

Ces compressions ont été entérinées par les membres du conseil d'administration du Collège lors d'une réunion le 30 janvier.

*Avec les informations de Joël Ashak et de Claudine Brûlé

Nord de l'Ontario

Éducation