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Une école secondaire touchée par deux suicides en moins d’un mois

Un jeune assis dans la pénombre, sur une planche à roulette, dans un couloir sombre.
Deux élèves de l'école secondaire de Berthierville, dans Lanaudière, se sont enlevé la vie en moins d'un mois. Photo: CBC

Deux élèves de l'école secondaire Pierre-de-Lestage, à Berthierville, se sont enlevé la vie au cours des dernières semaines. Une situation qui a créé une véritable commotion parmi les élèves et le personnel.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Quelques jours à peine avant le lancement de la Semaine de prévention du suicide, un adolescent s’est enlevé la vie. Moins de trois semaines plus tôt, un autre jeune, de la même école, avait mis fin à ses jours.

La Commission scolaire des Samares a répondu à Radio-Canada, par voie de communiqué, qu'elle offre aujourd'hui du soutien aux élèves, au personnel ainsi qu'aux familles touchées par ces tristes événements.

La direction affirme que des interventions sont menées par des professionnels de la commission scolaire, du CISSS de Lanaudière et du Centre de prévention suicide de Lanaudière.

Les autorités de la Commission scolaire des Samares se disent ébranlées par les événements et affirment faire tout ce qu'il faut depuis quelques semaines pour aider les personnes qui en ont besoin.

Plan d’intervention

Dans un tel contexte, il est primordial d’agir rapidement, selon le directeur général du Centre de prévention suicide Accalmie, Luc Massicotte.

Il faut, selon M. Massicotte, détecter la détresse et déceler les personnes les plus vulnérables dans un milieu fragilisé par deux suicides en peu de temps. « La pire chose, c’est de faire comme si de rien n’était », lance d'emblée M. Massicotte.

Deux suicides d’élèves d’une même école secondaire en moins de trois semaines : il est normal de se poser des questions, selon Luc Massicotte. C’est pour cette raison qu'il ne faut pas sous-estimer le risque d’influence, d'après lui.

Si vous avez quelqu'un dans votre entourage décédé par suicide, vous avez sept fois plus de chances d'avoir des idées suicidaires si vous êtes déstabilisés ou vulnérables.

Luc Massicotte, directeur général, Centre de prévention suicide Accalmie
Luc Massicotte, directeur général du Centre de prévention suicide Accalmie.Luc Massicotte, directeur général du Centre de prévention suicide Accalmie Photo : Radio-Canada

Pour Luc Massicotte, les parents doivent aussi saisir l’occasion de questionner leur jeune à la suite des événements.

Mauricie et Centre du Québec

Société