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Gerald Stanley témoigne lors de son procès pour meurtre

Gerald Stanley (à droite) est accusé du meurtre au deuxième degré de Colten Boushie (à gauche). Gerald Stanley a plaidé non coupable.

Gerald Stanley (à droite) est accusé du meurtre au deuxième degré de Colten Boushie (à gauche). Gerald Stanley a plaidé non coupable.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Lors de son procès pour meurtre au deuxième degré lundi à Battleford, en Saskatchewan, Gerald Stanley a expliqué aux membres du jury qu'il n'avait pas eu l'intention de tirer sur Colten Boushie.

« Boom, le truc est simplement parti », a témoigné le ermier de 56 ans.

Le jeune autochtone de 22 ans a été abattu lors d'une altercation entre la famille Stanley et un groupe de jeunes de la réserve de la Première Nation de Red Pheasant.

Le groupe avait conduit un VUS sur la propriété rurale de Gerald Stanley le 9 août 2016. Le groupe a dit aux policiers et à la cour qu'ils s'étaient rendus sur la ferme afin d'obtenir de l'aide pour un pneu crevé.

Gerald Stanley a plaidé non coupable devant la Cour du Banc de la Reine à Battleford.

Sous l'interrogatoire de son avocat, Scott Spencer, Gerald Stanley a raconté qu'il réparait une clôture avec son fils, Sheldon Stanley, 28 ans, pendant que sa femme tondait la pelouse. C'est alors qu'un VUS gris a pénétré l'entrée du terrain. Selon lui, les occupants du VUS semblaient tenter de voler le véhicule tout-terrain de la famille.

Son fils Sheldon a hurlé aux jeunes de descendre du véhicule tout-terrain. Ceux-ci sont remontés à bord du VUS gris, ont reculé vers Stanley, qui a donné un coup de pied dans le phare arrière du véhicule. Le VUS est ensuite reparti vers l'avant, en accélérant rapidement vers Sheldon, qui a frappé le pare-brise avec un marteau. Le véhicule a ensuite percuté l'un des véhicules de la famille Stanley stationné sur la propriété.

Une vue aérienne de la ferme de Gerald Stanley prise par la Gendarmie royale Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une vue aérienne de la ferme de Gerald Stanley prise par la Gendarmie royale Canada.

Photo : GRC

Gerald Stanley dit avoir eu terriblement peur pour sa sécurité, et celle de sa famille. C'est pourquoi il s'est dirigé vers son garage, a saisi un pistolet et l'a chargée. Quand il est sorti du garage, il a vu deux hommes à l'extérieur du VUS.

Gerald Stanley a dit qu'il a tiré deux ou trois coups de feu vers le ciel, en guise d'avertissement. « Je voulais leur faire peur, j'espèrais qu'ils quittent notre terrain », a-t-il expliqué.

Il a baissé l'arme pour vérifier qu'elle était désactivée. « Je croyais qu'il était vide, qu'il avait tiré sa dernière balle », a dit Gerald Stanley.

En entendant le VUS repartir, il a tenté de retirer les clés du contact d'une main, en tenant le pistolet dans l'autre. Puis un coup de feu est parti.

Accident

Gerald Stanley a dit qu'il ne voulait pas tuer ni blesser quelqu'un. « Je voulais juste qu'ils partent », a-t-il dit, ajoutant qu'il n'avait pas son doigt sur la gâchette lorsque la balle est partie.

Selon son avocat, Scott Spencer, la mort de Colten Boushie est un accident étrange et tragique.

« En fin de compte, cela se résume à un accident étrange qui s'est produit au cours d'une situation incroyablement effrayante »

Selon l'avocat, Gerald Stanley avait l'intention de tirer des coups d'avertissement. Il a fait référence au phénomène de tir de « longf eu », dans lequel une arme prendra un certain délai avant de se déclencher.

« Vous devez voir la situation du point de vue de Gerry [...] la peur de l'inconnu », a déclaré Scott Spencer au jury.

Gerald Stanley était le dernier témoin de son procès. À l'extérieur du tribunal, l'accusé et sa famille n'ont jamais répondu aux questions des médias.

Divers membres de la famille Boushie ont scandé et porté des chemises ornées du slogan « Justice for Colten » lundi.

Trois semaines ont été réservées pour le procès, mais le juge en chef Martel Popescul a dit au jury qu'il pourrait être appelé à rendre un verdict cette semaine.

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