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  • Exclusif
  • Maltraitance des aînés : Québec veut centraliser les ressources

    Photo : The Canadian Press / Jacques Boissinot

    Radio-Canada

    Les aînés victimes de maltraitance au Québec ont accès à plusieurs ressources, mais le temps d'intervention peut parfois être long. Radio-Canada a appris que le gouvernement Couillard comptait réunir à un même endroit tous les intervenants concernés pour accélérer et rendre plus efficace le traitement des plaintes.

    Un texte de Marie-Laurence Delainey

    La ministre responsable des Aînés, Francine Charbonneau, dévoilera mercredi un partenariat qui réunit à la fois son ministère, les ministères de la Sécurité publique, de la Santé et de la Justice, le Directeur des poursuites criminelles et pénales, l'Autorité des marchés financiers, la Commission des droits de la personne ainsi que le Curateur public.

    L'entente s'inspire d'un projet pilote tenu à Trois-Rivières. Les policiers et les intervenants sociaux, entre autres, travaillent maintenant systématiquement de pair pour aider les personnes âgées victimes d'abus.

    On s'apercevait qu'on travaillait en silo.

    Richard Lévesque, inspecteur aux enquêtes de la police de Trois-Rivières

    « Maintenant, aussitôt qu'un intervenant social ou un policier est appelé à intervenir dans une situation de maltraitance, le dossier est transféré à l'intérieur de l'organisation à un répondant qui communique avec ses partenaires pour déterminer les mesures à prendre, explique M. Lévesque. Est-ce qu'on communique avec le DPCP? Quel filet de sécurité on met autour de la personne? »

    Intervenir rapidement

    L'important est de venir en aide aux personnes vulnérables le plus rapidement possible, selon le président du Regroupement provincial des comités d'usagers, Claude Ménard.

    À partir du moment où on arrête de travailler en silo, on peut faire avancer la démarche et soutenir la personne.

    Claude Ménard, représentant des usagers

    L'expérience a été concluante, selon M. Lévesque, qui affirme que l'entente permet de mettre en place un mécanisme d'intervention dans un délai de quelques jours au maximum plutôt que de plusieurs semaines ou même plusieurs mois.

    Au Québec, de 10 % à 15 % des aînés seraient victimes de maltraitance.

    Politique