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Nouvelle-Écosse : lancement d'une ligne téléphonique pour faciliter l'accès à l'avortement

Une main de femme tient un téléphone cellulaire.
Une ligne téléphonique permet aux femmes de prendre rendez-vous pour un avortement sans attendre de voir un médecin. Photo: iStock / Aaron Amat
Radio-Canada

Les femmes de la Nouvelle-Écosse peuvent maintenant prendre rendez-vous pour une interruption de grossesse en appelant une ligne téléphonique, sans devoir attendre de consulter un médecin.

La ligne téléphonique sans frais est en service au 1-833-352-0719 à partir du lundi 5 février.

En appelant ce numéro, les femmes qui envisagent de mettre un terme à leur grossesse pourront obtenir de l’information et prendre rendez-vous pour un avortement ainsi que pour des tests médicaux liés à la procédure.

Du personnel répondra au téléphone de 8 h à 16 h du lundi au vendredi. En dehors de ces heures, la personne est invitée à laisser un message et une infirmière ou préposée communiquera avec elle.

Cette mesure répond à un besoin en Nouvelle-Écosse, où la pénurie de médecins fait en sorte que beaucoup de gens n’ont pas accès à un médecin de famille.

Dans la dernière année, des voix se sont élevées pour dénoncer la lenteur du système et les nombreux obstacles qui feraient de la Nouvelle-Écosse l'une des provinces où l'accès à l'avortement est le plus restreint.

Kim Munroe.Kim Munroe, directrice des services ambulatoires à l’hôpital Queen Elizabeth II d'Halifax. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Accéder au service en un temps raisonnable est dans le meilleur intérêt des femmes, dit Kim Munroe, directrice des services ambulatoires à l’hôpital Queen Elizabeth II d'Halifax.

« Nous avons parlé à beaucoup de femmes qui devaient attendre deux, trois ou quatre semaines de plus », déplore-t-elle, d’où la nécessité de cette ligne téléphonique.

D’éliminer l’obligation de consulter un médecin « va aider les femmes de tous âges, de toutes les régions de la province », soutient Mme Munroe.

« Nous n’anticipons pas une hausse des demandes pour un avortement dans la province », dit-elle. « Nous voulons réduire les barrières pour les femmes ».

Une main contenant deux contenants de pilules abortives.Le Mifegymiso, mieux connu sous le nom de pilule abortive RU-486. Photo : Charlie Neibergall

La pilule abortive hors de portée de la plupart des femmes en Nouvelle-Écosse

L’approbation par Santé Canada du Mifegymiso, une combinaison de médicaments qui permet d’interrompre une grossesse sans procédure chirurgicale jusqu’à 63 jours après la conception, est aussi censé améliorer l’accès à l’avortement pour les femmes.

Dans les dernières semaines, des voix se sont élevées pour dénoncer la difficulté de se faire prescrire le médicament en Nouvelle-Écosse. Il n’existe pas encore pour les médecins néo-écossais de code de facturation spécifique au Mifegymiso, ce qui incite la plupart d’entre eux à ne pas l’offrir.

Avec les informations de Stéphanie Blanchet

Nouvelle-Écosse

Santé