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L'activité physique au service de la santé mentale des étudiants

Une jeune femme court sur un tapis roulant.

Plusieurs études scientifiques démontrent une relation positive entre l'activité physique et la santé mentale.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un programme de l'Université de Windsor, dans le sud-ouest de l'Ontario, aide les étudiants à surmonter leurs problèmes de santé mentale tout en améliorant leur santé physique.

Le programme UWorkItOut UWin (NDLR Tu t'entraînes, tu gagnes) assigne des étudiants ayant été recommandés par le centre de consultation de l'université à un entraîneur personnel avec qui l'étudiant s'entraînera deux fois par semaine, pendant 45 minutes, sur une période de six semaines.

Mis sur pied l'automne dernier par la professeure de kinésiologie, Krista Chandler, le programme est inspiré par une initiative de l'Université de Toronto.

« Nous avons modifié le programme un peu pour le rendre unique à l'Université de Windsor », précise la professeure.

Chaque semaine, en plus des séances avec leur entraîneur, les étudiants doivent compléter une séance de 60 minutes par eux-mêmes, et rencontrer l'étudiante au doctorat spécialisée en psychologie sportive, Irene Muir.

« L'objectif de la consultation est de motiver les étudiants, de les aider à planifier leurs séances d'entraînement, et de leur fournir des outils mentaux pour gérer leur stress, qui leur serviront même après le programme », indique l'étudiante.

Les étudiants acquièrent des connaissances sur les techniques d'entraînement, qui leur donnent la confiance nécessaire pour s'entraîner seuls après le programme.

Irene Muir, étudiante au doctorat spécialisée en psychologie sportive

Une fois la période de six semaines terminée, les étudiants peuvent choisir de poursuivre l'expérience, cette fois avec un ami, ou un autre étudiant ayant complété le programme.

« 70 % des étudiants qui ont participé au programme à l'automne ont continué volontairement avec un ami », se réjouit Krista Chandler.

Des besoins criants dans les universités

Le succès du projet pilote mené auprès de 10 étudiants à l'automne dernier a été tel que le programme a pris de l'expansion et compte maintenant 17 participants et 15 entraîneurs.

« De nombreuses recherches scientifiques démontrent qu'il y a une relation positive entre l'activité physique et la santé mentale », affirme la professeure.

L'exercice peut notamment diminuer les symptômes de la dépression, et améliorer la qualité de vie des étudiants universitaires, de plus en plus aux prises avec des problèmes de santé mentale.

Nous savons que les étudiants font face à des problèmes de santé mentale sur le campus, et que cela continue d'augmenter. Et nous savons aussi que le temps d'attente pour consulter un professionnel peut être très long.

Krista Chandler, professeure de kinésiologie à l'Université de Windsor

Krista Chandler assure que tous les étudiants référés sont acceptés dans le programme, et que les raisons qui les y amènent demeurent confidentielles.

« Nous voulions offrir un service auquel les étudiants peuvent avoir accès dès qu'ils en ont besoin », ajoute-t-elle. « Nous ne savons pas quels sont leurs problèmes, et nous n'avons pas besoin de cette information. »

La professeure précise toutefois que les étudiants qui participent sont considérés comme présentant un risque faible, et que les problèmes auxquels ils font face sont généralement du stress ou de l'anxiété liés à leurs études, leur famille ou le travail.

Avec les informations de CBC

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