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Incendies mortels dans les réserves : un comité spécial est mis sur pied

Le camion de pompiers devant les décombres

L’incendie dans la Première Nation Oneida près de London a fait cinq morts en 2016.

Photo : Radio-Canada / Sébastien St-François

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un total de 58 personnes sont mortes dans les réserves autochtones au cours des dix dernières années. C'est pourquoi le coroner en chef Dirk Huyer met sur pied un comité spécial qui étudiera la situation.

Le coroner en a fait l’annonce jeudi devant les chefs des Premières Nations Nishnawbe Aski (NAN), réunis en session d’hiver à Thunder Bay.

Selon M. Huyer, les décès sont survenus dans 34 incendies entre 2006 et 2016.

Le coroner en chef de l’Ontario devait tenir une enquête publique à la suite de deux incendies qui ont décimé une famille de neuf personnes en mars 2016 à Pikangikum, et une autre neuf mois plus tard, à Oneida, où cinq personnes ont péri dans les flammes.

Le coroner en chef de l’Ontario Dirk Huyer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le coroner en chef de l’Ontario Dirk Huyer trouve disproportionné le nombre d’incendies mortels dans les Premières Nations par rapport au reste de la province.

Photo : CBC/Matt Prokopchuk

« Mais nous nous sommes rendu compte que des membres des Premières Nations continuaient d’être victimes de violents incendies année après année », a-t-il expliqué aux chefs autochtones présents.

M. Huyer soutient qu’il s’agit d’un nombre élevé de victimes si l'on compare avec tout autre décès de personnes dans des incendies en Ontario.

Les chefs des Premières Nations et les pompiers des communautés autochtones ont réclamé une enquête approfondie, mais selon le coroner, cette enquête consommerait beaucoup trop de temps.

Il a plutôt confié à son comité spécial le mandat de rassembler les informations ayant mené à la mort de ces personnes et les circonstances entourant ces décès.

Les décombres encore fumants d’une résidence incendiée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Parmi les neuf victimes de l’incendie de Pikangikum, trois enfants avaient moins de cinq ans.

Photo : La Presse canadienne / Kyle Peters

Les statistiques pour 2017 ne sont pas encore connues, mais il précise que tout décès survenu dans les mêmes circonstances sera aussi considéré dans cette vaste enquête.

L’équipe qui n’est pas encore formée comprendra des experts du commissaire aux incendies de l’Ontario et des représentants du gouvernement fédéral.

M. Huyer a ajouté qu’il travaillera avec des organisations comme NAN pour « s’assurer que nous avons une représentation efficace à la table qui nous donnera la véritable information dont nous avons besoin. »

Avec les informations de CBC

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