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#MoiAussi : un parti politique à l'Î.-P.-É. veut mieux filtrer ses candidats

L'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard.
L'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard. Photo: Radio-Canada / François Pierre Dufault
Radio-Canada avec CBC

À l'Île-du-Prince-Édouard, le Parti progressiste-conservateur veut mettre en place un processus de sélection des candidats plus rigoureux. Dans la foulée du mouvement de dénonciation #MoiAussi, la formation veut être en mesure de mieux filtrer les candidats potentiels qui ont des comportements déplacés.

Le mouvement #MoiAussi contre le harcèlement sexuel, né de l'affaire Harvey Weinstein aux États-Unis, touche aussi des politiciens canadiens. Les chefs progressistes-conservateurs de la Nouvelle-Écosse et de l'Ontario ont dû démissionner le même jour à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle.

La permanence du Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard a donc décidé d'élaborer un nouveau code de conduite pour ses députés, qui doit aussi inclure un processus d'entrevue plus approfondi pour les candidats.

Une porte-parole du parti, Melissa Handrahan, espère que ce processus permettra de filtrer les candidats ayant un historique de comportements déplacés. « Lorsqu'une personne choisit d'avoir une vie publique, elle doit se comporter d'une manière professionnelle », dit-elle.

Les entrevues seront des entrevues approfondies. Nous examinerons beaucoup de détails personnels et nous ferons de notre mieux pour nous assurer que [les candidats choisis] sont capables d'assumer un rôle public.

Melissa Handrahan, porte-parole du Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard

Pour l'instant, l'opposition officielle à l'Assemblée législative exige seulement de ses candidats qu'ils promettent de se comporter de manière responsable.

Le Parti vert insulaire est lui aussi en train de revoir ses politiques de validation des candidats, dans la foulée du mouvement #MoiAussi.

Pas de processus formel au Parti libéral

Pour sa part, la permanence du Parti libéral de l'Île-du-Prince-Édouard dit qu'elle n'a pas l'intention, pour l'instant, de mettre en place « un processus formel de contrôle » des candidats. Le président du parti, Scott Barry, fait valoir que dans une petite province comme l'île, les gens se connaissent et les comportements déplacés sont rapidement identifiés.

Si quelqu'un a la réputation d'avoir des comportements qui ne sont pas respectueux des autres, ce n'est pas le genre de personne qui a le plus de chances [de devenir candidat].

Scott Barry, président du Parti libéral de l'Île-du-Prince-Édouard

Les militants libéraux pourraient néanmoins débattre de la question lors de la prochaine assemblée générale du parti, affirme son président.

On ignore pour l'instant si le Nouveau Parti démocratique de l'Île-du-Prince-Édouard a l'intention de revoir ses politiques de validation des candidats à la lumière des récentes dénonciations d'inconduite sexuelle dans le milieu politique canadien.

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