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Des citoyens déterminés accueillent Justin Trudeau en Alberta

Justin Trudeau qui écarte les mains, tenant un micro devant une assemblée assise dans des gradins.
De nombreux thèmes ont été abordés lors de cette rencontre, notamment l’immigration, l’environnement et l’accueil des réfugiés. Photo: La Presse canadienne / JASON FRANSON

Le premier ministre Justin Trudeau a rencontré des Albertains lors d'une assemblée publique, jeudi soir, à l'Université MacEwan d'Edmonton. Un événement particulier qui lui a permis de répondre à nombre de leurs questions.

Un texte de Danielle Kadjo

Le passage de M. Trudeau en Alberta coïncide avec la querelle opposant l'Alberta à la Colombie-Britannique autour de la construction du pipeline Trans Mountain.

Interrogé à ce sujet, le premier ministre a réitéré la position exprimée jeudi matin, à savoir que l'expansion du pipeline aurait lieu.

Le premier ministre a fait valoir que le rôle de son administration était de veiller à l’intérêt national et a rappelé l’importance du transport du pétrole des sables bitumineux vers les marchés du Pacifique.

M. Trudeau a mis l'accent sur les enjeux à l'origine de ce projet, qui sont la croissance économique et la protection de l’environnement.

La crise des opioïdes

Le premier ministre a également dû répondre à la question d’une femme affirmant que son fils de 25 ans fait partie des milliers d’Albertains qui ont perdu la vie à cause des opioïdes.

La mère de famille a demandé à M. Trudeau de faire preuve de leadership et de s’engager publiquement à passer aux actes.

Trop de gens utilisent [les opioïdes] et meurent seuls, comme mon fils Danny.

Une mère de famille qui a perdu son fils

Le ministre a dit avoir, lui-même, subi la perte d’un proche en raison de l'abus de ces drogues. Il a dit savoir à quel point le processus de deuil peut être difficile et a assuré que son équipe et lui mettaient actuellement tout en oeuvre afin de mieux contrôler la crise.

En légalisant la marijuana, par exemple, l’argent qui serait allé de façon illégale aux organisations criminelles et aux gangs de rue sera mieux investi dans des programmes de traitement, de prévention et de soutien aux victimes de ces crises, a-t-il expliqué.

Des autochtones marginalisés

« Des choses horribles sont arrivées à la famille de Tina Fontaine, à la famille de Colten Boushie. Il y a un nom que vous ne connaissez pas, mais son nom est Edward Bone, et c’était mon meilleur ami et il a été assassiné et rien n’a jamais été fait », a déclaré une Autochtone s’adressant au premier ministre en lui demandant ce qu’il comptait faire pour sa communauté.

Vous parlez beaucoup, mais je ne vous vois pas en faire autant.

Une autochtone du public

Selon M. Trudeau, ce que la communauté autochtone a vécu et continue de vivre est inacceptable.

« Nous sommes maintenant au commencement d’un chemin de réconciliation [...], il est temps, c’est assez! », a-t-il souligné en ajoutant que le processus était long et difficile, mais que tous les Canadiens travaillaient ensemble à ce que les autochtones aient l’égalité et la justice auxquelles ils ont droit.

Les vétérans canadiens

Interrogé sur la question des vétérans canadiens, le premier ministre a déclaré que son gouvernement n'était pas en mesure de répondre aux demandes de ces derniers.

« Pourquoi sommes-nous toujours en train de nous battre contre certains groupes d'anciens combattants parce qu'ils en demandent plus que ce que nous sommes en mesure de donner », a-t-il fait remarquer.

Après cette réponse, le premier ministre a été hué par la foule et il s’est défendu en soulignant que le public lui avait demandé « des réponses honnêtes ».

Présent mercredi soir, à l'Université du Manitoba, à Winnipeg, il tiendra la dernière rencontre de sa tournée pancanadienne, vendredi à Nanaimo, en Colombie-Britannique.

Alberta

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