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Justin Trudeau rencontre les Winnipégois, en anglais seulement

Un homme (Justin Trudeau) au milieu d'une foule, un micro ;ala main. Il porte son autre main à son oreille. Derrière lui des gens sont assis dans des gradins.

Le premier ministre Justin Trudeau indique qu'il répondra à une question dans les deux langues officielles pour les gens qui n'auraient pas pris les écouteurs du système d'interprétation simultanée. Il a poursuivi en anglais seulement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Justin Trudeau a répondu à 25 questions de la salle, mercredi soir, lors de l'assemblée publique qu'il a tenue à Winnipeg. Les quelque 2000 personnes qui se sont rendues à l'Université du Manitoba ont pu entendre le premier ministre s'exprimer presque uniquement en anglais, même si un des intervenants lui a demandé de répondre à sa question en anglais et en français.

« Monsieur le premier ministre, êtes-vous dévoué à changer tous les prêts scolaires fédéraux [en] octrois? Do you commit to turning all federal student loans into grant? And can you answer in French and in English? » a demandé le jeune homme au premier ministre.

« Je suis très content de pouvoir répondre en français et je veux souligner qu’on a de la traduction simultanée ici. Donc, je pourrai répondre dans une des deux langues officielles, mais je vais répondre dans les deux langues officielles pour tout le monde qui n’a pas pris des écouteurs », a répondu Justin Trudeau, avant de poursuivre en anglais seulement.

Plusieurs thèmes abordés

Au cours de la soirée, le premier ministre a dû faire face à une poignée de perturbateurs et a répondu à des questions portant sur de multiples sujets : immigration, environnement, enfants sous la tutelle de l'État, femmes et filles autochtones disparues et assassinées.

Une des questions a porté sur le programme d’Emploi Été Canada. Ce programme a fait parler de lui récemment parce que le gouvernement demande aux organismes de signer une attestation selon laquelle ils s’engagent à respecter la Charte canadienne des droits et libertés, notamment en ce qui concerne les droits à l’avortement des femmes, une clause décriée par des organismes religieux.

Le premier ministre a indiqué que les organisations confessionnelles font un travail important pour offrir aux jeunes des possibilités de travailler, notamment par le biais du programme d’emplois d’été, et que cela doit se poursuivre.

« On n’interdira à aucun groupe confessionnel d’avoir accès aux emplois d’été du Canada sur la base de leurs croyances, et quiconque vous dit le contraire est motivé par des raisons politiques », a déclaré Justin Trudeau. Le premier ministre a ajouté que le gouvernement ne financerait pas des organismes prônant l’exclusion des gens appartenant à la communauté LGBT, ou encore qui cherchent à revenir sur le droit des femmes à faire leurs choix en matière de reproduction.

Justin Trudeau a cité en exemple l’organisme Canadian Centre for Bio-Ethical Reform, qui, selon lui, a reçu « des milliers et des milliers » de dollars fédéraux pour distribuer des brochures montrant des fœtus avortés. « Ce n’est pas le genre de choses que le gouvernement fédéral va financer, a-t-il déclaré. Nous ne reviendrons pas en arrière sur les droits des femmes. »

Les enfants autochtones

Les dernières questions de la rencontre ont porté sur les enfants autochtones. Le grand chef de l’Assemblée des chefs du Manitoba, Arlen Dumas, a demandé au premier ministre de reconnaître que les communautés autochtones devaient obtenir la responsabilité de leurs propres enfants, soulignant les manquements du système actuel dans l'obligation de rendre des comptes aux parents.

« La situation des enfants [qui sont pris en charge par les services à l’enfance] ne peut pas continuer, a reconnu le premier ministre. Nous savons que, de plusieurs façons, ce qui se produit en ce moment est un écho, ou une continuation, des défis qui attendaient les enfants dans les écoles résidentielles. » Cette question, a-t-il, dit, est une priorité de la ministre des Services aux Autochtones, Jane Philpott.

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