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Les Innus s'expriment aussi par l'architecture

L'école Teuekan, à Ekuanitshit, près de Havre-Saint-Pierre

L'école Teuekan, à Ekuanitshit, près de Havre-Saint-Pierre

Photo : Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que la population des Premières Nations explose, la demande pour des bâtiments neufs se fait de plus en plus pressante. Plusieurs communautés innues de traditions nomades en profitent pour créer un style de construction unique, une esthétique nouvelle, adaptée à leur culture.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

« Pour passer de la tente à la maison, ça a pris peut-être 50, 60 ans, explique le technicien pour le Musée Shaputuan à Sept-Îles, Jean St-Onge. On a su s'adapter, on s'adapte encore et on va s'adapter encore. »

Dans la dernière année seulement, les Premières Nations de la Côte-Nord ont bâti ou agrandi plusieurs écoles, deux centres de santé ainsi que de nombreux logements, entre autres.

« On essaie de suivre la cadence [de croissance] des villes, je vous dirais, de façon à éviter que ça ne soit pas trop quartier 450, que tout se ressemble. »

— Une citation de  Jean-Marie Jourdain, directeur adjoint aux habitations, immobilisations et infrastructures pour Uashat-Maliotenam

« Ça laisse place à l'imagination, affirme l'architecte associée chez DMG Architecture, Julie Foster. On ne veut pas rentrer dans le stéréotype, mais il y a peut-être différentes manières de le réinterpréter en gardant la forme, mais avec des matériaux différents. »

L'école primaire Johnny-Pilot, à Uashat près de Sept-ÎlesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'école primaire Johnny-Pilot, à Uashat près de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau

« On parle d'une architecture à créer, mais dans le sens de conserver la culture », explique Alain Fournier, architecte chez EVOQ, un cabinet d'architecture spécialisé auprès des Premières Nations, en entrevue à Bonjour la Côte.

Le symbole « double courbe » gravé sur le plancher du Musée Shaputuan,Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le symbole « double courbe », ici gravé sur le plancher du Musée Shaputuan, est un symbole de la culture innue

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Parmi les éléments caractéristiques figurent la présence de lumière naturelle, des plafonds hauts, des analogies avec la nature, la tente ou les symboles traditionnels. « Les couleurs terres, des couleurs chaudes, ce sont des couleurs qui ramènent beaucoup aux traditions », ajoute Julie Foster.

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Le tambour traditionnel innu, aussi appelé teueikan, inspire l'architecture chez les Innus

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

La forme du cercle structure plusieurs bâtiments innus. La pièce circulaire évoque la tente, la rencontre autour d'un feu, mais aussi le tambour, objet spirituel de première importance.

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Le carrelage dans l'édifice du Conseil de bande de Uashat-Maliotenam rappelle le tambour traditionnel

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

En érigeant des bâtiments modernes, mais au style unique, le Conseil de bande de Uashat-Maliotenam espère prouver que les Innus de la Côte-Nord peuvent innover tout en restant fidèles à leur identité et leurs racines.

« Ces éléments-là, je pense, amènent un sentiment d'appartenance et un sentiment de fierté; ne pas avoir peur d'être fier d'être Montagnais ou Innu. C'est de croire en nous-mêmes, en nos enfants et en tout le monde qui oeuvre au sein de cette organisation », conclut Jean-Marie Jourdain.

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