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Elle frôle la mort après deux anévrismes non détectés

Une femme porte un cardigan gris avec un collier.

Karen Marklinger, 73 ans, dit qu'elle se sent chanceuse d'être en vie après plusieurs visites à l'hôpital en novembre avant d'être opérée pour deux anévrismes cérébraux.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une Winnipégoise dit qu'elle aurait pu mourir après avoir fait plusieurs séjours à l'Hôpital Saint-Boniface avant d'être opérée pour deux anévrismes cérébraux qui n'avaient pas été détectés dans un premier temps. Depuis, elle espère que son histoire incitera d'autres patients à se faire entendre dans les salles d'urgence.

« J'aurais pu mourir », raconte Karen Marklinger, 73 ans. J'aurais très bien pu être en train de pelleter de la neige ou de faire n'importe quelle autre chose qui aurait appliqué assez de pression sur les anévrismes pour qu'ils se rompent. »

Karen Marklinger, qui est par ailleurs en bonne santé, a d'abord su que quelque chose n'allait pas, le 12 novembre 2017, quand elle s'est penchée pour ramasser quelque chose à l'extérieur de sa maison.

« J'ai eu l'impression qu'une pierre de curling m'était tombée à l'intérieur du visage. », raconte-t-elle. J'avais déjà mal à la tête depuis un mois. »

Elle s'est rendue au service des urgences de l'Hôpital Saint-Boniface le 16 novembre, parce qu'elle s'était réveillée ce matin-là avec la paupière droite à moitié fermée et un mal de tête persistant.

« J'ai dit que j'avais peur d'avoir ou de subir un AVC et j'ai été très surprise quand on m'a laissée attendre, assise, pendant trois heures », se souvient-elle.

Elle raconte que les médecins l'ont auscultée et ont constaté qu'elle avait aussi une vision double. Elle a fait deux tomodensitogrammes, dont un avec colorant, mais les médecins lui ont assuré que tout semblait normal et elle a été renvoyée à la maison.

Une femme montre son cuir chevelu.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Karen Marklinger a finalement subi une craniotomie au Centre des sciences de la santé.

Photo : Radio-Canada

Quatre jours plus tard, son œil droit était complètement fermé. Elle a alors appelé son médecin de famille, qui lui a conseillé d'aller à l'Hôpital Misericordia. Sur place, un médecin à passé en revue ses tomodensitogrammes effectués à l'Hôpital Saint-Boniface.

« On aurait pu me renverser avec une plume »

« Le médecin m'a dit que j'avais non pas un anévrisme, mais plutôt deux anévrismes, et qu'on aurait pu me renverser avec une plume. Je n'en revenais pouvais pas. It il m'a demandé : "Et vous ne le saviez pas? " J'ai dit : "Non. On m'a dit qu'il n'y avait rien de mal dans mon cerveau." »

Un anévrisme se produit lorsqu'une partie d'une paroi artérielle s'affaiblit, l'amenant à s'élargir ou à se gonfler. La Fondation d'anévrismes cérébraux répertorie les symptômes qui nécessitent une aide médicale immédiate affirmant que la plupart sont légers et peuvent arriver sans provoquer de symptômes,

Si un anévrisme cérébral se rompt, il peut être mortel ou causer des lésions cérébrales permanentes.

Karen Marklinger est retournée au service des urgences de l'Hôpital Saint-Boniface le même jour et a subi deux autres tomodensitogrammes. On l'a ensuite renvoyée chez elle avec une consultation neurologique prévue au Centre des sciences de la santé (HSC) une semaine plus tard.

Le lendemain matin, son œil était toujours complètement fermé. Elle a appelé son médecin de famille, qui lui a dit d'aller immédiatement à l'urgence du HSC.

Après s'y être rendue en taxi et avoir attendu trois heures, elle a finalement rencontré un neurologue qui a regardé les images de tomodensitogrammes et a vu ses symptômes.

Une découverte qui n'aurait pas dû être ignorée

« "C'est sérieux [a dit le neurologue] Ça n'aurait pas dû être ignoré." », raconte Karen Marklinger.

Cette nuit-là, elle a subi une craniotomie, une procédure consistant à retirer une partie de l'os du crâne pour exposer le cerveau, et des pinces métalliques ont été placées sur ses deux artères communicantes postérieure et antérieure. Depuis, elle n'a plus souffert de maux de tête et sa vision est revenue à la normale.

Toutefois, tous les anévrismes ne doivent pas être traités, estime le Dr Timo Krings, neuroradiologue à l'Hôpital Toronto Western.

Quand un patient présente des symptômes comme ceux de Karen Marklinger, cela peut indiquer que l'anévrisme est grand au point de comprimer les nerfs, mais qu'il n'est pas nécessairement sur le point de se rompre, souligne le spécialiste.

Karen Marklinger a rencontré le service des relations avec les patients et le chef du service des urgences de l'Hôpital Saint-Boniface, la semaine dernière. Elle dit que le médecin s'est excusé pour la visite du 16 novembre et lui a indiqué que c'est un interne qui avait consulté les images de son tomodensitogramme et que d'autres médecins auraient dû le faire, mais n'explique pas pourquoi cela n'a pas été le cas.

« Nous avons présenté nos excuses à Mme Marklinger et nous la remercions d'avoir eu l'occasion de témoigner, car cela nous offre la possibilité d'améliorer notre service », a déclaré un porte-parole de l'Hôpital Saint-Boniface dans un communiqué.

Manitoba

Santé