•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« J’ai échappé » au présumé tueur en série Bruce McArthur

Photo de Peter Sgromo portant une chemise rose.

Peter Sgromo raconte qu'il l'a échappé belle. Bruce McArthur lui a tordu le cou, dit-il.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Peter Sgromo n'aurait jamais cru que ses cours d'arts martiaux pourraient un jour lui sauver la vie. Il se souvient encore de l'empreinte des doigts du présumé tueur en série Bruce McArthur autour de son cou, le printemps dernier.

Avertissement : le contenu de cet article pourrait choquer certains internautes

M. Sgromo raconte qu’il connaissait McArthur depuis plus de 10 ans. Les deux hommes se voyaient de temps à autre. Le printemps dernier, l’accusé de 66 ans l’a invité à le rencontrer dans un restaurant du village gai de Toronto.

Les deux hommes font alors le point sur leur vie et McArthur lui parle de son récent voyage en Italie, où il a rencontré un homme qui « aimait jouer dur ».

Ce commentaire ne correspond pas à l’homme doux qu’il connaît, mais M. Sgromo ne s’y attarde pas plus qu’il le faut.

Bruce McArthur portant une veste, accoté sur le rempart de la promenade des chutes Niagara.

L'accusé Bruce McArthur pose devant les chutes Niagara sur son compte Facebook.

Photo : La Presse canadienne / Facebook

McArthur lui offre plus tard de le raccompagner à son hôtel (M. Sgromo habitait à Thunder Bay à l’époque) dans sa fourgonnette. Puis les événements prennent une tournure violente, dit M. Sgromo.

[On s'embrasse puis] il me saisit et tord le cou violemment [pour m’abaisser la tête] jusqu’à son entrejambe. Son pantalon était détaché. Je n’en revenais pas.

Peter Sgromo, ex-ami de Bruce McArthur

M. Sgromo se rappelle avoir instinctivement attrapé le coude de McArthur pour se libérer de son emprise. « Qu’est-ce que tu fais », lui a-t-il lancé.

McArthur lui propose alors de l'amener à son appartement, mais M. Sgromo prétexte qu'il doit d'abord passer par son hôtel pour s'assurer que son chien va bien. Il lui envoie ensuite un texto de sa chambre pour lui dire que son chien est malade et qu'il doit rester à l'hôtel.

« Ça a été ma façon de lui échapper », raconte-t-il. M. Sgromo dit qu'il n'a jamais eu de nouvelles de McArthur par la suite.

N'a pas porté plainte

M. Sgromo n'a pas contacté la police à l'époque.

Il explique qu'il a simplement cru que McArthur aimait le sadomasochisme.

Photo en mosaïque des 5 victimes présumées.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les 5 victimes présumées (haut en bas): Majeed Kayhan, Soroush Mahmudi, Dean Lisowick, Andrew Kinsman et Selim Esen.

Photo : Police de Toronto

Même s'il n'avait pas porté plainte auprès des policiers, M. Sgromo se demande s'ils ont pris assez au sérieux dans le passé les rumeurs au sujet d'un possible tueur en série qui ciblait des hommes gais à Toronto.

Toronto

Crimes et délits