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Dopage : le Tribunal arbitral du sport annule la suspension de 28 athlètes russes

Alexander Legkov embrasse sa médaille d'or remportée au 50 km de ski de fond aux Jeux olympiques de Sotchi.
Alexander Legkov embrasse sa médaille d'or remportée au 50 km de ski de fond aux Jeux olympiques de Sotchi. Photo: Getty Images / DAMIEN MEYER/AFP
Agence France-Presse

À huit jours des Jeux olympiques d'hiver, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a désavoué le Comité international olympique (CIO) en annulant totalement la sanction de 28 des 43 sportifs russes suspendus pour avoir profité du système de dopage d'État lors des Jeux de Sotchi en 2014. Cela permet ainsi à certains de se rendre, sous conditions, à Pyeongchang.

Le TAS a estimé que les preuves étaient « insuffisantes » pour établir des cas de dopage à l'encontre de ces 28 sportifs. Il a donc annulé la suspension à vie imposée par le CIO et rétabli leurs résultats obtenus à Sotchi. Dans 11 autres cas, le TAS a levé les suspensions à vie, mais a maintenu l'interdiction de participer aux prochains JO d'hiver.

Parmi les 28 sportifs blanchis figure le fondeur Alexander Legkov, 34 ans, qui avait été sacré champion olympique sur l'épreuve reine du 50 km aux JO de Sotchi-2014 et avait également remporté la médaille d'argent sur le relais 4 x 10 km.

En théorie, certains des 28 sportifs dont la suspension à vie a été levée peuvent prétendre à une participation aux JO de Pyeongchang. Leur participation devra au préalable être soumise à un panel du CIO.

Un porte-parole du Tribunal arbitral du sport

Une commission de discipline du CIO, sur la base d'un rapport de l'Agence mondiale antidopage (AMA) mettant en évidence un système de dopage « institutionnalisé » en Russie, notamment durant les JO de Sotchi, avait suspendu à vie et disqualifié 43 sportifs russes et retiré 13 des 33 médailles obtenues par la Russie en 2014.

Des athlètes participent à l'épreuve de ski de fond de 50 km aux Jeux olympiques de Sotchi, en février 2014. Des athlètes participent à l'épreuve de ski de fond de 50 km aux Jeux olympiques de Sotchi, en février 2014. Photo : La Presse canadienne / Dmitry Lovetsky

Procédures d'appel

Sur ces 43 sportifs, 42 avaient fait appel devant le TAS, dont certains espèrent encore disputer les JO d'hiver à Pyeongchang, du 9 au 25 février. D'autres sont déjà retraités. Le TAS a entendu ces derniers jours l'appel de 39 d'entre eux. L'appel de trois autres sportifs doit être étudié plus tard.

Le TAS a estimé que « dans 28 cas, les preuves étaient insuffisantes pour établir une violation des règles antidopage ».

Les sanctions [à leur encontre] sont annulées et leurs résultats obtenus à Sotchi rétablis.

Extrait du jugement du TAS

Le TAS avait entendu une grande partie de ces sportifs lors d'une audience organisée la semaine dernière à Genève, au cours de laquelle le lanceur d'alerte russe Grigory Rodchenkov avait témoigné à distance.

Ses révélations sur le système de dopage d'État ont été à l'origine de la suspension de la Russie des prochains JO d'hiver, décidée en décembre par le CIO.

169 athlètes russes sous la bannière olympique

Seuls 169 sportifs russes « propres », sélectionnés par une commission du CIO, sont pour le moment autorisés à y participer sous le drapeau olympique.

Certains grands noms ont été écartés, comme la légende du patinage de vitesse courte piste Victor Ahn, d'origine sud-coréenne, le biathlète Anton Shipulin ou encore le fondeur Sergei Ustiugov.

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