•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Myanmar : un cocktail Molotov est lancé sur la maison d'Aung San Suu Kyi

Chargement de l’image

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi ne se trouvait pas dans sa villa au moment de l'incident.

Photo : Reuters / Soe Zeya Tun

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un cocktail Molotov a été lancé jeudi matin dans l'enceinte de la villa emblématique d'Aung San Suu Kyi à Rangoon, où elle a vécu des années en résidence surveillée, a annoncé un porte-parole du gouvernement.

« Il s'agissait d'un cocktail Molotov », a indiqué un porte-parole du gouvernement, précisant que la dirigeante birmane n'était pas chez elle à ce moment-là. Personne n'a été blessé et l'engin n'a provoqué que des dégâts matériels mineurs, a-t-il précisé.

Celle qui a reçu le prix Nobel de la paix se trouvait jeudi dans la capitale du pays, Naypyidaw, où elle vit la plupart du temps. Elle doit y prononcer un discours pour fêter les deux années au pouvoir de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD).

Une icône critiquée

Après avoir été cantonnée à la dissidence pendant près de 30 ans, dont 15 années passées en résidence surveillée, Aung San Suu Kyi a pris, en avril 2016, la tête du gouvernement birman après un raz-de-marée électoral.

Si elle reste une icône dans son pays après bientôt deux années aux commandes, elle est aujourd'hui très décriée sur la scène internationale pour sa gestion de la crise des Rohingyas.

Près de 690 000 musulmans rohingyas vivant dans l'ouest du pays se sont réfugiés au Bangladesh voisin depuis la fin du mois d'août pour fuir une opération de l'armée birmane, qualifiée de campagne d'« épuration ethnique » par les Nations unies.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Flot de réfugiés à la frontière du Myanmar et du Bangladesh.

Photo : Reuters / Damir Sagolj

Elle est critiquée pour le peu de compassion qu'elle affiche à l'égard des réfugiés et pour son silence sur le rôle de l'armée, avec laquelle elle doit composer sur le plan politique.

La semaine dernière, le diplomate américain Bill Richardson, ancien proche d'Aung San Suu Kyi, a démissionné avec fracas d'une commission consultative sur la situation dans l'ouest du pays, se déclarant alarmé par « l'absence de leadership » de la dirigeante.

Aung San Suu Kyi est gagnée par l'« arrogance du pouvoir », avait-il encore raconté au New York Times. Elle est, d'après lui, isolée dans une « bulle » et entourée « de flagorneurs qui ne lui décrivent pas la réalité de la situation ».

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !