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Les causes de la mort de Tina Fontaine sont difficiles à établir

Les photos d'un homme et d'une jeune fille l'une à côté de l'autre.

Raymond Cormier (droite) est accusé du meurtre de Tina Fontaine, une Autochtone de 15 ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La première semaine du procès pour le meurtre de Tina Fontaine est à la cour à Winnipeg. Les causes de la mort de l'adolescente demeurent difficiles à prouver.

L'état de décomposition du corps de l'adolescente a compliqué l'autopsie, et le manque de preuves a donné du fil à retordre aux experts, qui ont pris la parole devant la Cour du Banc de la Reine.

Raymond Joseph Cormier est accusé du meurtre non prémédité de Tina Fontaine. Le corps de l'adolescente de 15 ans a été retrouvé en août 2014, enveloppé dans une housse de couette alourdie avec des pierres et jeté dans la rivière Rouge. Le procès qui a commencé la semaine du 29 janvier 2018 devrait durer cinq semaines.

Les tests d'ADN ne prouvent rien

Il n'y a aucune preuve qui démontre un lien entre Raymond Cormier et la mort de Tina Fontaine, malgré les tests d'ADN, selon le témoignage de l'experte en identification de la police de Winnipeg, Susan Roy-Haegeman. La décomposition du corps et l'eau compliquaient la collecte et l'analyse des preuves d'ADN, a-t-elle dit.

Les interprétations d’un toxicologue

Le toxicologue de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Christopher Keddy, a confirmé la présence d’alcool et de marijuana dans le corps de la victime, mais il a toutefois écarté celle de la méthamphétamine cristallisée (aussi appelée crystal meth). Il est possible que Tina Fontaine ait consommé de la cocaïne, mais les tests ne peuvent le confirmer, a ajouté l’expert.

Christopher Keddy a conclu qu’il était peu probable que la combinaison de ces drogues et de l’alcool ait causé la mort de l'adolescente.

C’est un collègue de Christopher Keddy, qui ne travaille plus pour la GRC, qui a testé les échantillons de Tina Fontaine, et Christopher Keddy a interprété les résultats.

Un médicament contre l’épilepsie

Christopher Keddy a été interrogé sur la présence de gabapentine, un médicament traitant l’épilepsie. Ce médicament est parfois utilisé pour soulager la douleur ou pour créer un effet euphorique.

En août dernier, un avocat de la Couronne avait mentionné que Tina Fontaine s’était présentée à l’hôpital quelques jours avant sa mort et avait dit à une infirmière qu'elle avait consommé de la gabapentine.

Ce médicament ne peut toutefois pas être décelé dans les tests de la GRC, a dit le toxicologue. La présence de cette substance doit être très forte et « potentiellement toxique » pour être détectée.

L’avocat de la défense, Andrew Synyshyn, a demandé au toxicologue s’il pouvait exclure l’hypothèse que la combinaison de gabapentine, d’alcool et de marijuana ait pu causer la mort de Tina Fontaine.

Christopher Keddy n’a pas pu invalider hors de doute cette hypothèse.

Interrogatoire du pathologiste

Durant le procès, le pathologiste Dennis Rhee a expliqué qu’il lui était impossible de déterminer les causes du décès de Tina Fontaine, étant donné la décomposition du corps.

Le pathologiste a tout de même écarté l’hypothèse d’une mort liée à la consommation de drogue ou de poison.

Dennis Rhee a confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un meurtre par strangulation et que l'adolescente n’avait pas été poignardée.

Il a aussi rejeté l’hypothèse selon laquelle Tina Fontaine avait succombé à un problème de santé. Par ailleurs, la théorie du suicide est à écarter selon lui, car le corps de l'adolescente a été enroulé dans une housse de couette alourdie avec des pierres.

Il a dit penser que la mort de l’adolescente est suspecte, mais qu'il ne pouvait confirmer la cause du décès de Tina Fontaine.

Tina Fontaine mesurait 1,61 m et pesait 35 kg.

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