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Le maire Watson passe sous silence la reconnaissance d'Ottawa ville bilingue

Un homme s'adressant à des journalistes lors d'un point de presse. Il porte un costume et des lunettes.
Le maire d'Ottawa, Jim Watson Photo: Radio-Canada

Le maire d'Ottawa a provoqué du mécontentement en passant sous silence la reconnaissance officielle par l'Ontario de la politique de bilinguisme d'Ottawa lors de son premier discours au conseil municipal cette année.

Lors de son allocution de plus d'une quarantaine de minutes, durant laquelle il a passé en revue les principales réalisations de la dernière année, Jim Watson n'a pas mentionné le projet de loi reconnaissant le caractère bilingue de la Ville d'Ottawa, adopté par le gouvernement ontarien à la mi-décembre.

Cet oubli en a déçu plus d'un, à commencer par le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury.

Ça aurait été important d’avoir cette reconnaissance.

Mathieu Fleury, conseiller municipal, Rideau-Vanier
Le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, en entrevue à l'hôtel de ville d'Ottawa.Mathieu Fleury se dit déçu que le maire Watson n'ait pas mentionné Ottawa ville bilingue dans son discours de début d'année. Photo : Radio-Canada

« Ç’a été un long discours qui a couvert toute l’année […] il aurait eu l’occasion [...] de souligner l’apport de notre députée provinciale, Nathalie Des Rosiers, pour rendre la Ville d’Ottawa officiellement bilingue », a déploré M. Fleury.

Le coprésident du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), Jocelyn Leblanc, a aussi reproché au maire Watson de négliger les francophones pour ne pas s'attirer les foudres des citoyens anglophones opposés au bilinguisme officiel.

Ça devient décevant pour les Franco-Ontariens, parce que c'est comme si on nous donnait toujours le minimum.

Jocelyn Leblanc, coprésident du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO)

« Ce sont des gens comme lui qui peuvent faire changer les mentalités, qui peuvent briser certains mythes et avoir un leadership par rapport au bilinguisme [pour que] la communauté franco-ontarienne d'Ottawa soit respectée », a affirmé M. Leblanc.

Impossible de plaire à tous, se défend le maire

Dans un point de presse suivant son discours, le maire Watson a rétorqué qu'il n'était pas possible pour lui de « mettre toutes les choses dans le discours ».

Mais la longueur du discours n'est pas une bonne excuse, selon la directrice générale de l'Association des femmes de la francophonie canadienne, Soukaina Boutiyeb.

La directrice générale de l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne, Soukaine Boutyieb, en entrevue dans son bureau. 
Soukaina Boutiyeb affirme que les francophones d'Ottawa peuvent être fier que leur ville soit maintenant officiellement bilingue, même si elle déçue que le maire n'ait pas mentionné ce changement dans son discours. Photo : Radio-Canada

« Je pense que quand on fait un discours […] où on relate toutes les réalisations qui se sont passées en 2017 et on en oublie une aussi importante, je trouve ça décevant », a-t-elle soutenu. « Peu importe les raisons, que ce soit une raison de choix ou une raison d’oubli, nous sommes quand même déçus. »

« Si ça n’a pas été mentionné par le maire Jim Watson, la communauté ne l’oublie pas. On a une capitale qui est bilingue et les francophones vont continuer de demander leurs services en français », a rappelé Mme Boutiyeb.

Avec les informations de Yasmine Mehdi, Gilles Taillon et Stéphane Leclerc

Ottawa-Gatineau

Politique municipale