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Infestation de punaises de lit dans les HLM de Montréal

Des punaises de lit prises au piège dans un immeuble de la Société d'habitation et de développement de Montréal
Des punaises de lit prises au piège dans un immeuble de la Société d'habitation et de développement de Montréal Photo: Radio-Canada / René Saint-Louis
Radio-Canada

Un regroupement de 80 organismes qui oeuvrent au maintien à domicile des aînés tire la sonnette d'alarme en raison d'une hausse du nombre d'habitations à loyer modique (HLM) infestées par des punaises de lit.

Un texte de René Saint-Louis

Montréal compte 20 810 HLM. Un peu plus de la moitié d'entre elles sont réservées aux 60 ans et plus, ce qui explique que c'est la Coalition pour le maintien dans la communauté (COMACO) qui a décidé de prendre le dossier en main.

La coordonnatrice de la coalition, Josée Roy, lance un appel à l'aide et à la concertation.

Nous, on a fait parvenir une lettre à l'Office municipal d'habitation de Montréal et à la Direction de la santé publique en informant aussi la Ville de Montréal de nos démarches; qu'on voulait mettre un terme, finalement, au problème des punaises de lit et que, pour ça, il fallait s'asseoir ensemble.

Josée Roy, coordonnatrice de la Coalition pour le maintien dans la communauté
La coordonnatrice de la Coalition pour le maintien dans la communauté, Josée Roy, est se tient devant une affiche de son organisme sur laquelle on peut lire que le maintien dans la communauté contribue à briser l'isolement des aînés.La coordonnatrice de la Coalition pour le maintien dans la communauté, Josée Roy Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

De 2015 à 2017, le budget de l'Office municipal d'habitation de Montréal (OMHM) consacré à l'extermination a plus que doublé. Il est passé de 874 900 $ à 1 787 000 $.

Le nombre de traitements contre les punaises de lit dans les HLM a lui aussi bondi. Il a augmenté de 31 % en 2017 par rapport à 2016. Il y en a eu 2738 au total.

Malgré tout, on ne vient pas à bout du problème, qui, au contraire, empire.

Manque de préparation

L'une des raisons qui expliqueraient l'échec des traitements de décontamination, c'est que les aînés sont souvent incapables de préparer leur logement avant le passage de l'exterminateur.

Mylène Bonami, de l'organisme l'Entre-Gens, dans l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, souligne que les aînés doivent mettre tous leurs vêtements dans des sacs pour les décontaminer à la buanderie. Ils doivent même déplacer les meubles, car l'exterminateur doit avoir accès aux plinthes le long des murs.

Il faudrait donc, selon elle, créer un nouveau service d'aide qui n'existe pas à l'heure actuelle.

En fait, parmi les solutions, ce serait vraiment de trouver justement un acteur du milieu qui puisse répondre à la demande de préparation du logement pour aider les personnes âgées. Donc c'est vraiment ça, le trou de service qu'on a actuellement.

Mylène Bonami, intervenante à l'organisme l'Entre-Gens

L'appel à l'aide des organismes semble avoir été entendu. Une rencontre avec l'OMHM vient d'avoir lieu. Une autre est prévue dans quelques jours avec la Direction de la santé publique.

L'infestation de punaises de lit dans les HLM ne touche pas seulement Montréal. Un comité de travail provincial a été mis sur pied par la Société d'habitation du Québec, qui chapeaute tous les offices municipaux d'habitation.

La première rencontre qui a eu lieu le 22 janvier dernier réunissait la Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec (FLHLMQ), le Regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ) et l’Association des directeurs d’offices d’habitation du Québec (ADOHQ).

Société