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  • Archives
  • Journée sans téléphone portable : le cellulaire au début des années 90

    Plus, 24 octobre 1990

    Le 6 février, c'est la journée mondiale sans téléphone portable. Une occasion de réfléchir sur la place que prend dans nos vies cette technologie récente. De nos archives, replongez dans une époque pas si lointaine où le cellulaire était un objet de luxe bien loin d'être portable!

    Dans ce reportage au magazine Plus du 24 octobre 1990, le journaliste Yves Leclerc s’intéresse à la progression fulgurante de la téléphonie cellulaire. Le marché du cellulaire pour l’automobile est alors saturé et les fabricants misent désormais sur le téléphone portatif.

    Objet de luxe, le téléphone cellulaire est aussi un outil de travail qui s’adresse surtout aux cadres et aux professionnels.

    Le journaliste Yves Leclerc

    Malgré sa popularité croissante, le téléphone cellulaire n’est pas pour toutes les bourses. Un appareil coûte entre 1000 $ et 3500 $, ce à quoi il faut ajouter un tarif de 25 à 50 ¢ la minute pour les appels, en plus des frais mensuels.

    Le reportage nous montre aussi que les compagnies de téléphone ont été prises de court par l’engouement pour la téléphonie cellulaire. Dans les grands centres, le système est encombré et il est difficile d’obtenir la communication. Puis lorsqu’on s’éloigne, le signal devient très faible!

    Mais au fait, à quand remonte l’entrée du cellulaire sur le marché canadien?

    Ce soir, 8 mai 1985

    Au Canada, tout a commencé le 8 mai 1985. Au bulletin de nouvelles Ce soir, la présentatrice Marie-Claude Lavallée souligne la première du jour : une communication par téléphone cellulaire a été établie entre Montréal et Toronto.

    Étape importante dans l’évolution des télécommunications : le téléphone cellulaire va permettre de rejoindre directement de sa voiture sans difficulté n’importe quel numéro de téléphone, même situé à des milliers de kilomètres.

    Le journaliste Rodrigue Bérubé

    C’est la compagnie Bell Canada qui marque le coup. Le journaliste Rodrigue Bérubé assiste à l’événement, grandement impressionné par la flexibilité de l’appareil.

    La mise en route du réseau cellulaire, qui couvrira les villes de Toronto et Montréal, est prévue pour le 1er juillet. Deux fournisseurs de ligne s’affrontent pour ce nouveau marché : Bell Cellulaire et CanTel. Les villes de Québec, Ottawa et Saint-Hyacinthe sont aussi dans leur mire pour la seconde étape de ce déploiement.

    Téléjournal, 30 avril 1989

    On le sait, la téléphonie cellulaire se développe à un rythme très rapide.

    La présentatrice Suzanne Laberge

    Au début des années 90, Motorola est aussi un important acteur de l’industrie de la téléphonie cellulaire.

    Au Téléjournal du 30 avril 1989, l’animatrice Suzanne Laberge présente deux percées technologiques du fabricant : un appareil qu’on peut activer avec la voix et un autre « pas plus gros qu’un paquet de cigarettes ». Le journaliste Claude Desbiens s’y attarde dans son reportage.

    La compagnie Motorola mise beaucoup sur le MicroTAC, « le plus petit téléphone sur le marché », qui se détaille à 5000 $. Il vise à remplacer le téléphone portatif de première génération « devenu un peu trop gros et qu’on hésite à transporter avec soi ».

    Le Digital Voice Caller de Motorola permet pour sa part de faire un appel de la voiture à l’aide de la reconnaissance vocale. Vous pensiez que le mains-libres était une technologie toute récente? Ce reportage nous apprend au contraire que l’enjeu de la sécurité avec un téléphone au volant a été soulevé dès 1989.

    Signe que la législation est parfois à la traîne des progrès technologiques, il faudra attendre 2008 avant que le Code de la sécurité routière interdise de tenir en main un cellulaire en conduisant.

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