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Le maire d’Anjou sur la sellette pour avoir déneigé « sans autorisation »

Un déneigeur souffle de la neige dans un camion de chargement, à ses côtés.

Des déneigeurs au travail (archives)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Une facture « de 200 000 $ à 300 000 $ » pourrait aboutir dans le bureau du maire d'Anjou, Luis Miranda, qui n'a pas attendu l'aval de la ville-centre pour ordonner le déneigement des rues de son arrondissement, la semaine dernière.

Cette façon de faire a fortement déplu au responsable des Services aux citoyens au comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean-François Parenteau, qui a confirmé lundi qu'Anjou a procédé « sans autorisation ».

Il en allait de la sécurité des citoyens, se défend Luis Miranda. « Nos rues étaient embourbées », plaide-t-il.

Après le verglas de la semaine dernière, les rues d'Anjou étaient tellement dangereuses que les ambulanciers ont dû à un certain moment faire un détour pour se rendre au domicile d'une personne en détresse qui avait appelé le 911, illustre le maire.

Mon expérience me dit qu’en hiver, on ne peut pas attendre les redoux. L’eau, la neige et le froid ne font pas un bon ménage.

Luis Miranda, maire d'Anjou

Il a déclenché une opération de chargement mercredi.

Or, dans un échange de courriels dont CBC a pris connaissance, un fonctionnaire montréalais informe l'arrondissement qu'une telle manoeuvre pourrait être coûteuse – et que la facture, le cas échéant, ne saurait être assumée par la ville-centre.

Luis Miranda estime que la facture devrait varier entre 200 000  et 300 000 $, mais il n'entend pas la payer.

La ville-centre, qui avait au départ l’intention de laisser fondre la glace du verglas grâce au redoux prévu samedi, a finalement lancé sa cinquième opération de chargement samedi. M. Parenteau s'est d'ailleurs excusé sur les réseaux sociaux. « A posteriori, nous aurions pu décréter [le chargement] avant. Ce fut un mauvais choix de ma part et je m'en excuse », pouvait-on lire sur sa page Facebook.

Les équipes ont commencé le chargement de la neige dimanche soir, si bien que mardi après-midi, 66 % du ramassage avait été fait.

En point de presse, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a précisé qu'il y a cependant des abrasifs sur les trottoirs depuis une semaine. « L'épandage d'abrasifs est une responsabilité d'arrondissement, chaque arrondissement décide de mettre les effectifs nécessaires. Nous, on a donné un mot d'ordre de le faire. Ça fait depuis mardi dernier qu'on en met de l'abrasif », a-t-elle dit.

Revoir la centralisation des services

Le maire Miranda regrette que les opérations soient lancées par la ville-centre depuis que l'administration Coderre a uniformisé sa politique de déneigement.

Selon lui, on ne peut pas agir unilatéralement, puisque les circonstances varient d'un arrondissement à l'autre.

Il réclame, du coup, que les arrondissements retrouvent leur autonomie en matière de déneigement.

« Ce n’est pas le même contexte d’un bout à l’autre de l’île. On ne peut pas appliquer les mêmes règles pour tout le monde », a-t-il expliqué à l'émission Gravel le matin, mardi. « Les arrondissements sont en meilleure position pour gérer localement ces opérations et donner de meilleurs services selon ce qui se passe chez eux. »

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