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Le cinéma gaspésien fait sa place au festival Cinema on the Bayou

s’est vu décerner le prix du meilleur court-métrage documentaire avec Lespouère.
Moïse Marcoux-Chabot s’est vu décerner le prix du meilleur court-métrage documentaire avec Lespouère. Photo: Antoine Amnotte-Dupuis
Radio-Canada

Les cinéastes gaspésiens Mathieu Cyr, Moïse Marcoux-Chabot et Heather Condo se sont démarqués en remportant des prix au 13e festival Cinema on the Bayou à La Fayette, en Louisiane.

Un texte de Brigitte Dubé

Mathieu Cyr a remporté le prix Train bleu meilleur court métrage de fiction avec Entre la mer et l’écorce. Heather Condo a obtenu une mention spéciale du jury avec My Father’s Tools. Quant à Moïse Marcoux Chabot, il s’est vu décerner le prix du meilleur court-métrage documentaire avec Lespouère.

Ces cinéastes participaient au festival Cinema on the Bayou dans le cadre du projet d’échange Action Louisiane Gaspésie mis de l’avant par le festival les Percéides de Percé.

La cinéaste micmaque Heather Condo recevant son prix pour son film My Father's ToolsLa cinéaste micmaque Heather Condo recevant son prix pour son film My Father's Tools Photo : Antoine Amnotte-Dupuis

François Cormier, directeur artistique des Percéides, se réjouit de ce succès. « Déjà, le fait d’avoir remporté des prix, dit-il, ça veut dire que la singularité du cinéma gaspésien a su se démarquer dans toute la programmation du festival. »

La plus belle chose, c’est de faire entendre la voix de la Gaspésie par le cinéma. C’est un écho tangible qui fait connaître la culture singulière de la Gaspésie.

François Cormier, directeur artistique des Percéides

Selon François Cormier, l’inspiration des Louisianais et celle des Gaspésiens se rejoignent dans leur volonté de préserver la langue et la culture. « Nos cinéastes ont eu de nombreuses rencontres avec d’autres cinéastes et des producteurs de la francophonie, rapporte-t-il. Ça crée des réseaux très forts. À ma connaissance, c’est la première fois qu’une délégation de cinéastes de la Gaspésie se rend en mission culturelle à l’international dans le cadre d’un festival de films. »

Mathieu Cyr a remporté le prix Train bleu meilleur court métrage de fiction avec Entre la mer et l’écorce. Mathieu Cyr a remporté le prix Train bleu meilleur court métrage de fiction avec Entre la mer et l’écorce. Photo : Antoine Amnotte-Dupuis

Cinéma gaspésien

François Cormier mentionne qu’il y a de plus en plus de cinéastes en Gaspésie. Il n’hésite pas à parler de cinéma gaspésien. « C’est clair que nos cinéastes ont une façon de raconter différente », affirme-t-il.

« Le cinéma sur la Gaspésie a une longue histoire, mais il y a du cinéma fait par des Gaspésiens de façon plus marquée depuis une vingtaine d’années, remarque-t-il. Il y a une forte relève, avec les nouveaux outils, les caméras numériques. On reçoit de plus en plus de propositions pour notre section de films gaspésiens aux Percéides. »

M. Cormier indique que la Louisiane est un foyer pour le cinéma de la francophonie internationale. « Pour nous, il y a des liens à tisser, des réseaux à créer. On est enchantés de ce projet qui comporte des échanges, des rencontres, des tables rondes. »

On est encore loin du point final de ce scénario. M. Cormier indique qu’une délégation de jeunes cinéastes de la Louisiane participera aux Percéides au mois d’août.

Les films gaspésiens au festival Cinema on the Bayou

  • The Three Sisters Community Garden (Zachary Greenleaf, 2016), court métrage sensible sur l’apprentissage agricole, lauréat du Concours de courts métrages gaspésiens 2016 tourné dans la communauté de Gespagegiag.
  • La marche à suivre (Jean-François Caissy, 2014), documentaire long métrage tourné dans la Baie-des-Chaleurs qui aborde la jeunesse en Gaspésie et dont la première mondiale a été présentée à la prestigieuse Berlinale (Berlin).
  • L’air de vent (Jonathan Tremblay, 2016), court métrage de fiction tourné à Madeleine-Centre du côté nord de la Gaspésie et grand prix du jury du meilleur court métrage de la Gaspésie 2017 lors de la 9e édition du Festival Les Percéides.
  • La fuite du monde (Antoine Amnotte-Dupuis, 2014), court métrage et essai filmique tourné sur le littoral de la Gaspésie empreint d’une poésie ondoyante. En présence du réalisateur à Lafayette.
  • Merci (Québec, 2013) de Nathalie Bujold. Essai vidéographique.
  • Barachois in Situ (Olivier Poulin, 2017), documentaire-portrait présenté en première mondiale lors du 8e Festival Les Percéides qui présente les artistes du premier événement d’art in situ qui s’est déroulé à Barachois (Percé) en août 2017. En présence du réalisateur à Lafayette.
  • My Father’s Tools (Heather Condo, 2016). Court métrage sans dialogue qui raconte l’esprit de tradition dans la communauté micmaque. Présenté en première mondiale au Festival Les Percéides et au Festival de Sundance aux États-Unis en 2017, ce court métrage a parcouru plus d’une vingtaine de festivals. En présence du réalisateur à Lafayette.
  • Lespouère (Moïse Marcoux-Chabot, 2013), court métrage documentaire présentant le portrait du militant écologiste Bilbo Cyr, poète et slameur gaspésien qui parle de la Gaspésie de manière poétique et engagée. En présence du réalisateur à Lafayette.- Entre la mer et l’écorce (Mathieu Cyr, 2017), court métrage de fiction qui aborde la déchirure familiale et qui met en scène l’auteur et acteur gaspésien Kevin Parent. En présence du réalisateur à Lafayette.

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