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Les écoles d'immersion française de la C.-B. recrutent en Alberta

Des élèves en immersion française

Des élèves en immersion française

Photo : Canadian Parents for french

Radio-Canada

Devant une forte demande d'enseignants en immersion française, des parents mécontents et une solution qui tarde à venir, les conseils scolaires de la Colombie-Britannique ont décidé de recruter du nouveau personnel en Alberta.

Un texte de Danielle Kadjo

Ils l'ont fait lundi à Edmonton et seront mardi à l'Université de Calgary.

En effet, même si la Colombie-Britannique a déjà embauché près de 2000 enseignants l'année dernière, la situation ne cesse de se détériorer.

Exode de main-d'oeuvre

La frénésie d'embauche qui touche la province occasionne des démissions à Vancouver. Selon le district scolaire, ces départs ont plus que doublé, car les employés qui vivent en dehors de la ville sautent sur des offres d'emploi dans d'autres districts pour enfin travailler plus près de chez eux.

Des exigences qui diminuent

La situation a cependant poussé les autorités à baisser les qualificatifs requis pour enseigner en Colombie-Britannique, confie Steven Petrucci, responsable du recrutement du programme d'immersion française en Colombie-Britannique.

Selon lui, une licence et un intérêt pour l'enseignement est tout ce qui est exigé aux enseignants albertains qui veulent s'installer à Vancouver.

On est souvent dans l'obligation d'engager des gens qui n'ont pas leur brevet et on a la permission de le faire.

Steven Petrucci, responsable du recrutement du programme d'immersion française.

De nombreux obstacles

De nombreux obstacles découragent les employés de venir en Colombie-Britannique, selon Adrian Keogh de la commission scolaire de Vancouver. Le coût de la vie est très élevé à Vancouver et les salaires d'enseignants ne sont pas compétitifs.

Toutefois, c'est en misant sur le style de vie qu'offre la ville que M. Keogh espère attirer des candidats albertains. Une allocation de déménagement de 1500 $ est aussi accordée à tout enseignant d'une autre province qui souhaite travailler en Colombie-Britannique.

Ceux qui veulent la vie de dehors, le ski, le golf, la voile... Toutes ces choses existent à Vancouver.

Adrian Keogh, commission scolaire de Vancouver

Colombie-Britannique ou l'Alberta

L'Alberta a également une pénurie d'enseignants francophones, mais Robert Lessard, directeur général du Conseil scolaire Centre-Nord, estime qu'il s'agit d'une situation normale et n'y voit aucune compétition dans la province.

Il est difficile de trouver une province où il n'a pas de pénurie d'enseignants [...], c'est de bonne guerre que les conseils scolaires s'affichent un peu partout.

Robert Lessard, directeur général du Conseil scolaire Centre Nord

Alberta

Éducation